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     Les OULED SID CHEIKH Document de Louis Rinn (officier de l'arme coloniale en Algrie)

             
    moulay el bahri



    : 9
    : 1483
    : 30/11/2013

    : Les OULED SID CHEIKH Document de Louis Rinn (officier de l'arme coloniale en Algrie)    30 2013 - 19:48

    CHAPITRE XXIV
    LES CHEIKHYA ou OULED-SIDI-CHEIKH
    SIDI CHEIKH-ABD-EL-QADER-BEN-MOHAMMED
    (1615 de J.-C. - (1023-1024 de lHgire(1
    (Suite et fin)


    de Bou-Amama, le chef de
    linsurrection de 1881.
    Selon dautres traditions, il ny aurait eu que trois enfants de Sidi
    Chikh morts sans postrit, et les quatre dont nous navons pas donn les
    noms, seraient. 1 Si Bou-en-Nouar, enterr Metlili et dont les descendants
    sont Insalah et au Tidikelt, confondus souvent avec ceux de Sid El-Bou-en-
    Nour-ben-el-Hadj-bou-Hafs ; 2 Sid El-Hadj-ed-Din, enterr El-Arba ; ses
    descendants sont fort dissmins ; 3 Sid El-Hadj-Brahim, enterr Moghar-
    Tahtani et dont les descendants vivent au Maroc et chez les Beni-Guil ; 4
    Sid El-Madani, dont les descendants sont aux environs dEl-Biar, entre les
    Oulbassa et les Ouled-Khalfa.
    (1) Parmi lesquels Si Hazeghem, Si Bou-en-Nouar et Si Mohammed,
    dont les descendants sont tablis au Tidikelt, Feguiguira et au sud
    dInsalah.
    355
    branche ane, et peut-tre aussi pouss par un sentiment
    dquit vis--vis deux, remit le commandement et la direction
    spirituelle des Ouled-Sidi-Cheikh son cousin, Sid
    El-Hadj-ed-Din-ben-el-Hadj-bou-Hais ; puis il partit pour
    lOrient et mourut, dit-on, dans la ville du Caire.
    Sid El-Hadj-ed-Din a sa koubba au ksar qui porte son
    nom, au sud de Brezina ; on croit cependant que ses cendres
    reposent rellement au Gourara.
    Son fi ls, Si Ben-ed-Din, devenu chef de la tribu et de la
    zaoua de Sidi-Cheikh, ne tarda pas acqurir une trs grande
    rputation de justice et de saintet. Ce fut lui qui fi t construire
    Chellala, Arba, El-Abiod, Sid-el-Hadj-ed-Din, toutes les
    coupoles qui recouvrent les tombes de ses anctres. Ce fut lui
    aussi qui fonda le second ksar dEl-Abiod, qui, bti lest de
    la koubba de Sidi Cheikh, prit le nom de ksar Chergui, tandis
    que lancien ksar, situ louest de cette mme koubba, fut,
    ds lors, dsign sous le nom de ksar Rerbi(1).
    Si Ben-ed-Din sinstalla dans le nouveau ksar, avec tous
    les descendants de Si El-Hadj-bou-Hafs, et un certain nombre
    de familles collatrales, issues des autres fi ls de Sidi Cheikh.
    ____________________
    (1) Il y a cinq ksour au lieu dit El-Abiod-Ouled-Sidi-Cheikh : 1 le
    ksar Rerbi ; 2 le ksar Chergui (dont il vient dtre parl) ; 3 le ksar des
    Rahmana, qui ne compte plus que trois ou quatre maisons et qui avait t bti
    par Si Ben-Abd-er-Rahman, fi ls du Grand Sidi Cheikh ; 4 le ksar des Ouled-
    Sidi-el-Hadj-Ahmed, fond vers la fi n du XVIIIe sicle, par Si Maamar-ben-
    Djilali et Sid El-Hadj-Cheikh-ben-Youcef ; 5 le ksar des Ouled-Sidi-bou-
    Doua, fond au commencement de ce sicle par Si Bou-Beker-el-Mazouzi
    et Si Ben-Zian-el-Mazouzi.
    Lemplacement de ces ksour, et ceux des tombeaux des divers chefs
    de branches des Bekerya ou Ouled-Sidi-Cheikh, aussi bien que le dtail des
    Rfara perus par cette famille, dmontrent premptoirement combien, lors
    du trait de 1845 avec le Maroc, nous nous sommes laisss duper par les
    Indignes. En ralit, les Ouled-Sidi-Cheikh, dits Reraba, ne sont pas plus
    Marocains que les Cheraga, et lhistoire, daccord avec la gographie, affi
    rme nos droits sur Figuig, le Gourara, le Touat et le Tidikelt.
    356
    Il y transporta galement la zaoua de son anctre.
    En mourant, Si Ben-Eddin avait laiss la direction des
    Ouled-Sidi-Cheikh son fi ls, Si El-Arbi ; mais celui-ci ne
    garda pas longtemps la plnitude des attributions seigneuriales
    et religieuses de ses prdcesseurs.
    A lpoque o nous sommes arrivs (seconde moiti du
    XVIIIe sicle), la koubba du Grand Sidi Cheikh attirait de
    nombreux visiteurs, et les offrandes des plerins constituaient
    de trs gros revenus. Ces revenus taient encaisss par le chef
    unique des Ouled-Sidi-Cheikh, cest--dire par le reprsentant
    de la branche issue dEl Hadj-bou-Hafs. De l une jalousie trs
    grande chez les descendants de Si El-Hadj-Abd-el-Hakem, qui
    rclamrent leur part de revenus, allguant les droits que leur
    avaient crs la direction de la zaoua, la suprmatie momentans
    de Si El-Hadj-Abd-el-Hakem et le renoncement volontaire
    du fi ls de celui-ci en faveur de Sid El-Hadj-ed-Din.
    Nayant pu faire admettre ces prtentions, le reprsentant
    des Ouled-Abd-el-Hakem, Si Sliman-ben-Kaddour, g
    de 19 ans, rsolut de trancher le diffrend par les armes. Il
    gagna sa cause les Hamyan et marcha, leur tte, contre
    les Ouled-el-Hadj-bou-Hafs, dont il razza les troupeaux sur
    loued Seggour.
    Si El-Arbi rpondit par une autre razzia faite sur loued
    Rerbi.
    Ces deux coups de main furent le point de dpart de la
    grande scission qui, dsormais, allait sparer les Ouled-Sidi-
    Cheikh en deux groupes, en deux soff, jamais irrconciliables
    : les Cheraga (ou partisans des Ouled-bou-Hafs), habitants
    du ksar Chergui, et les Reraba (ou partisans des Ouled-
    Abd-el-Hakem), habitants du ksar Rerbi.
    Aprs une srie de combats indcis, mais dans lesquels
    lavantage resta fi nalement aux Ouled-Sid-el-Hadj-Abd-el-
    Hakem (ou Reraba), Si El-Arbi dut leur cder la moiti des
    357
    revenus de la zaoua de Sidi Cheikh. Si Sliman-ben-Kaddour
    fonda alors, dans le ksar Rerbi, la zaoua de Sid El-Hadj-
    Abd-el-Hakem.
    Cet arrangement fut de courte dure, les Cheraga (ou
    Ouled-bou-Hafs) regrettaient la concession faite, et se prtendaient
    lss par la construction de la zaoua de Sid El-Hadj-
    Abd-el-Hakem. De l de nouveaux confl its, de nouvelles luttes
    entre les deux branches rivales, et la cration dune troisime
    zaoua, spcialement consacre Si El-Hadj-bou-Hafs.
    Aprs bien des diffi cults, on fi nit cependant par sentendre,
    en 1766 de J.-C. (1179-1180 de lH.). Il fut alors convenu
    que les offrandes et les dons seraient diviss en trois
    parts gales : lune pour la zaoua principale de Sidi Cheikh
    (entretien de la koubba, hbergement des htes, etc.) ; la seconde
    pour la zaoua Cherguia ; la troisime pour la zaoua
    Rerbia. En ralit, la zaoua de Sidi Cheikh tant reste dans
    le ksar Chergui, les Cheraga eurent deux parts et les Reraba
    une seule. Ce mode de partage est toujours en vigueur.
    A partir de cette poque, lhistoire des Ouled-Sidi-
    Cheikh nest plus que le rcit des rivalits politiques et des
    comptitions dintrts qui divisent les deux branches ennemies
    et les arment, chaque instant, lune contre lautre.
    Au milieu de ces luttes fratricides, il nest plus question des
    paisibles doctrines de renoncement et de mysticisme que professait
    le moqaddem des Chadelya. Des vertus religieuses et
    sociales du Grand Sidi Cheikh, il ne reste que le souvenir et
    les lgendes hagiographiques ; mais cela suffi t pour permettre
    aux descendants du Saint dEl-Abiod de porter le titre de marabouts
    et dexploiter, au mieux de leurs intrts temporels, la
    vnration attache au nom de leur anctre.
    Cest de cette exploitation que vivent exclusivement les
    principaux personnages des familles dEl-Hadj-bou-Hafs et
    dEl-Hadj-Abd-el-Hakem, qui sont restes les deux branches
    358
    seigneuriales des Ouled-Sidi-Cheikh, et qui ont continu
    percevoir, plus ou moins rgulirement, les ziara et les refar
    (1) de la plupart des tribus vassales de leurs anctres.
    Quand cette ressource vient leur manquer, les marabouts
    lancent ou conduisent eux-mmes des razzou(2) sur
    les non-payants, et ils se font hardiment coupeurs de route.
    Mais, comme ils le font avec une grande bravoure, cela ne
    les dconsidre pas autant quon pourrait le croire aux yeux
    des Sahariens, et, malgr leur arrogance ou leurs exactions,
    ils conservent toujours le prestige attach leur origine maraboutique.
    Cependant, ces procds violents leur ont alin laffection
    de nombreux groupes, appartenant surtout aux branches
    collatrales de leur propre famille.
    Cest ainsi que, depuis 1766, plusieurs chefs de tentes,
    dsireux de continuer en paix les pratiques religieuses prconises
    ou institues par le Grand Sidi Cheikh, ont quitt El-
    Abiod et sont venus sinstaller sur plusieurs points du Tell de
    la province dOran, o leurs descendants, de nomades quils
    taient, sont devenus sdentaires.
    Les principales localits o on les retrouve aujourdhui,
    sont : les Ouled-Mimoun et Beni-Smiel (de Lamoricire),
    les Ouled-Belagh (de Daya), les Ouled-Zar et Ouled-Khalfa
    (dAn-Temouchent), les Laghouat des Douair (dOran), les
    Oulhassa (de Remchi) et les Beni-Snouss (de Marnia).
    ____________________
    (1) La ziara est loffrande volontaire et facultative ; le refar est, au
    contraire, la redevance fi xe que les seigneurs religieux peroivent sur leurs
    vassaux. Cest ordinairement chez les Ouled-Sidi-Cheikh une brebis suite
    par tente et par an. Certaines tribus doivent cependant une chamelle par
    tente, dautres un sac de grains ou de dattes. (Voir plus loin, mme chapitre)
    (2) Le razzou est la bande ou la troupe lgre qui opre des coups de
    mains ou razzia. Moins nombreux, le rezzou nest plus quun djich, mot
    qui, en ralit, signifi e arme, mais qui, dans le Sahara algrien, est employ
    avec le sens de petite troupe de brigands.
    359
    Les chefs de ces familles, ainsi spars des branches
    seigneuriales ou sahariennes, se sont alors rigs en reprsentants
    de lordre des Ouled-Sidi-Cheikh ; ils donnent laffi
    liation religieuse aux gens de la contre, qui sont devenus
    leurs khouan, ou mieux leurs serviteurs religieux, et qui leur
    remettent les offrandes pieuses, ou ziara, que jadis ils allaient
    porter El-Abiod-Sidi-Cheikh.
    Mais ces familles telliennes nont leur tte aucune individualit
    marquante, aucun lien ne les runit, chacune delles
    se dirige son gr et cherche accaparer son profi t le plus
    de ziara possible. Toutes, sans exception, sont trs pauvres, et
    obliges de vivre du travail de leurs mains, leur prestige est
    peu considrable et les ziara ne suffi sent pas assurer leur
    subsistance.
    Cependant, comme, en leur qualit de descendants
    authentiques du Grand Saint dEl-Abiod, ces moqaddem
    jouissent du privilge davoir toujours leurs prires exauces
    par le Tout-Puissant, les ziara ne leur font jamais absolument
    dfaut : ceux qui les donnent esprant bien que leurs pieuses
    offrandes ne resteront pas sans rcompense.
    Il est utile, ce propos, de faire connatre la petite crmonie
    qui accompagne, presque toujours, la remise de ces
    ziara chez les Ouled-Sidi-Cheikh du Tell :
    Le fi dle, aprs avoir dpos son offrande, rcite, avec
    le moqaddem, totalit ou partie du dikr chadelien qui lui a
    t enseign. Puis, le cheikh lui prend les mains, et le visiteur
    formule ses voeux temporels qui, le plus souvent, sont les
    suivants : O mon Dieu, donnez-moi une bonne rcolte !...
    O mon Dieu, ne me donnez que des enfants mles !... O mon
    Dieu, faites que mes bestiaux ne produisent que des femelles
    !... Mon Dieu, donnez-moi la sant, etc. Chacun de ces
    voeux nest pas plus tt nonc, quil est aussitt rpt gravement
    par le cheikh qui murmure avec onction : O mon Dieu,
    360
    donnez-lui une bonne rcolte O mon Dieu, ne lui donnez
    que des enfants mles !... etc.
    Le rle religieux de ces Ouled-Sidi-Cheikh du Tell est,
    on le voit, bien effac ; quant leur rle politique, il est nul. Si
    quelques individualits vont parfois en plerinage El-Abiod,
    ou visitent quelques membres des branches sahariennes, cela
    ne tire pas consquence : une fois fi xs au sol, les Indignes
    ne retournent plus la vie nomade, et nous navons pas
    craindre de voir cesser la scission qui existe entre les Ouled-
    Sidi-Cheikh du Tell et ceux du Sahara.
    Notons encore ce fait curieux qualors que, dans le Tell,
    des gens trangers la famille prennent le chapelet des
    Cheikhya et se dclarent leurs serviteurs religieux ; dans le
    Sud, des groupes entiers ou des individus de la famille des
    Ouled-Sidi-Cheikh se font affi lier dautres ordres religieux,
    tels que : les Sahelya, Derqaoua, Qadrya et Tabya. Lancien
    agha de Gryville, Sliman-ben-Kaddour, chef des Ouled-Sidi-
    Cheikh-Reraba, qui vient de mourir, tait Tabi et, comme
    tel, relevait spirituellement du cherif dOuazzan, Sid Abd-es-
    Selem, grand-matre des Tabyn. Ce dernier point explique
    lintervention offi cieuse de Sid Abd-es-Selem, en diverses
    circonstances intressant Si Sliman.
    Quant laffi liation dun grand nombre dOuled-Sidi-
    Cheikh lordre des Qadrya, elle sexplique par le fait que
    nous avons signal plus haut, lexistence ancienne, El-
    Abiod, dun descendant de Sid Abd-el-Qader-el-Djilani, Si
    Bou-Tkil, qui, avant Sidi Cheikh, reprsentait, dans toute la
    rgion au sud de Gryville, linfl uence religieuse dominante.
    Ltude des attaches ou servitudes religieuses chez les
    Ouled-Sidi-Cheikh est, du reste, une question des plus complexes
    et pour laquelle il serait diffi cile de poser des rgles
    gnrales ou absolues, car, dans une mme fraction, il y a
    souvent des tendances fort divergentes.
    361
    Ces tendances se multiplient selon les temps, selon les
    personnalits dirigeantes, selon les circonstances politiques,
    et mme selon les circonstances atmosphriques.
    En effet dans les tribus nomades et pastorales, ce qui prime
    toutes les autres considrations sociales, cest la ncessit
    dassurer la vie et la prosprit de la famille, en garantissant
    la subsistance des troupeaux et la libert des changes commerciaux.
    Pour se concilier la bienveillance du matre temporel
    dune rgion, et pour sattirer les bndictions du saint,
    patron dun pays o ils ont leurs intrts, les nomades nhsitent
    pas se faire les serviteurs, politiques ou religieux, de
    ceux dont ils croient avoir besoin. De l cet enchevtrement
    de dvotions particulires tel ou tel Saint, en superftation
    ou en contradiction avec telles ou telles attaches religieuses
    dj existantes.
    Pour bien montrer quelle est cette situation, et pour donner
    aussi une ide des charges extra-lgales que lignorance,
    la routine et la superstition imposent des malheureux qui
    nosent ni ne veulent sen affranchir, nous allons donner lexpos
    dtaill des redevances religieuses de toute nature, que
    payaient, en 1856, les tribus du cercle de Gryville infodes
    aux Ouled-Sidi-Cheikh, alors que ces derniers taient lapoge
    de leur puissance(1).
    Ces dtails, quoiquun peu longs, ne sont pas sans intrt,
    ____________________
    (1) Inutile de dire quaujourdhui (1884), il ne reste offi ciellement
    aucune trace de ces redevances dont le gouvernement franais na jamais,
    aucune poque, reconnu la lgitimit. Mais cependant il ne faut pas non
    plus croire quelles ont entirement disparu. Bon nombre dindignes se font
    encore un cas de conscience de les payer spontanment aux intresss, beaucoup
    dautres aussi, tout en dsirant sen affranchir, nusent pas les refuser
    quand elles leur sont directement demandes par les descendants de Sidi
    Cheikh, encore bien quils aient t souvent prvenus que la protection des
    autorits franaises couvre, toujours, ceux dentre eux qui veulent se soustraire
    ces obligations religieuses extra-lgales.
    362
    car, bien quils se rapportent une poque dj ancienne et
    que beaucoup de ces redevances aient cess dtre perues,
    il y a, dans cette numration, des prcdents utiles connatre.
    Notons dabord que, tous les ans, les chefs des branches
    seigneuriales des Ouled-Cheikh font eux-mmes loffrande
    dun tapis, dun chameau et dune ngresse la zaoua marocaine
    de Sid Abd-er-Rahman-es-Saheli, et cela, en souvenir
    dun cadeau de mme valeur fait jadis leur anctre.
    Par contre, voici ce quils taient jadis en droit desprer
    de leurs vassaux, clients, serviteurs ou khouan.
    Les TRAFI, grande confdration comprenant six tribus : Derraga,
    Ouled-Maala, Ouled-Abd-el-Kerim, Ouled-Serour, Ouled-Ziad, Rezana,
    prsentent la situation que nous allons dtailler(1).
    LES DERRAGA-RERABA (231 tentes), sont presque tous khouan
    de Mouley-Taieb ; quelques-uns seulement sont Qadrya ou Cheikhya.
    Les gens des deux sous-fractions Trihat et Brahmia sont serviteurs
    religieux de Si Bou-Tkil, descendant dAbd-et-Qader-el-Djilani et ils
    payent, la zaoua des Qadrya, tablie aux Arbaouat : un agneau et une
    mesure de beurre par tente, plus un chameau par fraction, et une mesure
    de dattes par tente lpoque de la caravane annuelle du Gourara.
    Comme serviteurs religieux des Ouled-Sidi-Cheikh, ils payent,
    titre de refar, outre les redevances prcdentes, savoir :
    Les Trihat : un agneau par tente la zaoua de Sid Abd-el-Hakem,
    et un chameau pour tout le groupe partant au Gourara.
    Les Brahmia : 1 la zaoua de Sidi Cheikh ; 2 la zaoua de Si
    Ahmed-ben-Medjboub (An-Sefra), un agneau par tente.
    Les Razna : la zaoua de Sidi Cheikh, un agneau par tente.
    LES DERRAGA-CHERAGA (147 tentes), sont presque tous
    khouan Qadrya, comme serviteurs religieux des descendants de Sidi Bou-
    Tkil. Les Ouled-Sbaho et les Sebahha payent la zaoua des Arbaouat un
    agneau par famille, une mesure de beurre, une dorge, une de dattes et un
    chameau par fraction.
    Comme serviteurs religieux des Ouled-Sidi-Cheikh, les Ouled-Sbaho
    ____________________
    (1) Nous transcrivons un document de 1856: les chiffres ports pour
    les tentes ne sont donc plus vrais aujourdhui.
    363
    et les Sebahha payent les mmes redevances que ci-dessus la zaoua
    Rerbia, dEl-Abiod.
    Les Ouled-Chaaneb payent les mmes redevances, mais seulement
    la zaoua Cherguia, dEl-Abiod.
    Les OULED-MAALA (198 tentes), comptent 2 khouan Cheikhya,
    25 khouan Zianya, 12 Tabya, et un grand nombre de Qadrya. Ils payent
    tous l la zaoua des Qadrya, de Sidi Bou-Tkil, par tente : un agneau, une
    mesure de beurre, une dorge, une de dattes et, pour la tribu, un chameau;
    2 la zaoua de Sidi Cheikh, les mmes redevances ; 3 la zaoua Rerbia,
    les mmes redevances sauf le chameau.
    Les khouan Zianya et Tabya donnent, en outre, aux zaoua respectives
    de leur ordre, un agneau et une mesure dorge.
    Les AKERMA (158 tentes). Ils sont presque tous Qadrya, 4 seulement
    sont Taibya, et 3 Cheikhya.
    Ils payent comme redevances religieuses :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : un agneau, une mesure de
    beurre, une dorge, une de dattes, et deux chameaux pour toute la tribu ;
    2 A la zaoua de Sid Ahmed-ben-Medjdoub, Asla, un agneau par
    tente ;
    3 A la zaouia Cherguia, un agneau par tente ;
    4 Aux descendants de Sid Ahmed-ben-Youcef, Miliani, un
    agneau par tente ;
    5 A la zaoua de Sid El-Hadj-ben-Amer, par tente : une toison de
    blier, un agneau, un chevreau, une mesure de grains, une de beurre, une
    de dattes.
    Les OULED-ABD-EL-KERIM (221 tentes), comptent neuf chefs
    de famille Tabya, dix Qadrya, et un certain nombre de Tidjanya dans les
    sous-fractions des Razazga, Ouafa et Ouled-Messaoud.
    Ils payent :
    1 A la zaoua de Sid Mohammed-ben-Sliman, Chellala-Dahrania,
    par tente : un agneau, une mesure de beurre, une de grains, une de dattes,
    et pour toute une tribu, un chameau ;
    2 A la zaoua de Sidi Cheikh (sauf les Ouled-Messaoud), un agneau
    par tente et un chameau pour toute la tribu ;
    3 A la zaoua de Sid El-Hadj-ben-Amer, par tente : une toison de blier,
    un agneau, un chevreau, une mesure de grains, une do beurre et une de dattes.
    Les Ouled-Messaoud payent cette mme redevance la zaoua
    Cherguia. Quelques tentes des Ouled-Djilali-ou-Diouba payent en outre
    chacune un jeune chameau aux Ouled-Djilali, des Ouled-en-Nahr, du cercle
    de Sebdou.
    364
    LES OULED-SEROUR (69 tentes), ne payent qu la zaoua de
    Sidi Cheikh, par tente : un agneau, une mesure de beurre, une dorge, une
    de dattes et un chameau pour toute la tribu.
    LES OULED-ZIAD (564 tentes), ont des khouan Tabya, Qadrya et
    Tidjanya.
    Ils payent
    1 Un tiers de la tribu, la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : un
    mouton, un pot de beurre, une musette dorge et une de dattes ;
    2 Un tiers de la tribu, la zaoua Rerbia, mmes redevances;
    3 Un tiers de la tribu, la zaoua Cherguia. mmes redevances ;
    4 Toute la tribu, un mouton par tente et, ensemble, un ou deux
    chameaux aux koubba des anctres de Sidi Cheikh, aux Arbaouat ; 5 A
    Sid El-Hadj-ben-Amer (1), par tente : une toison de blier, un agneau, un
    chevreau, une mesure de grains, une de beurre et une de dattes.
    Les REZAÏNA (108 tentes), payent comme redevance religieuse
    annuelle :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : un mouton, un pot de
    beurre, une mesure dorge, une de dattes;
    2 Un tiers de la tribu seulement, la zaoua Cherguia, mmes redevances
    que ci-dessus ;
    3 Un tiers de la tribu seulement, la koubba de Si Maamar,
    Chellala, une musette dorge et une de dattes par chameau revenant de la
    caravane annuelle du Gourara.
    LES LAGHOUAT-EL-KSEL se divisent en cinq fractions ayant
    chacune des attaches dissemblables : ce sont les Ouled-Moumen, Rezeigat,
    Ouled-Assa, Gueraridi, Ahl-Stiten.
    Les Ouled-Moumen (303 tentes), 50 chefs de tentes sont Tabya, 30
    Qadrya.
    Ils payent comme redevances religieuses :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : une brebis avec son agneau,
    une mesure de beurre, une de grains, une de dattes, plus un chameau pour
    toute la tribu ;
    2 A la zaoua Cherguia, mmes redevances moins le chameau ;
    3 A la mosque de La Mecque : un chameau pour toute la tribu.
    ____________________
    (1) Sid El-Hadj-ben-Amer tait un marabout qui mourut en 1603 ; il
    avait t li avec Sidi Chikh. Ses descendants ont successivement habit le
    petit ksar de Sid-el-Hadj-ben-Amer ou se sont disperss chez les Ouled-Sidi-
    Cheikh, Trafi et Laghouat-et-Ksel.
    365
    Les Rezagat (352 tentes) dont 32 sont affi lies aux Tabya.
    Ils payent comme redevances religieuses annuelles :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : une brebis suivie de son
    agneau, une mesure de beurre, une de grains et une de dattes. Quatre sousfractions
    donnent chacune un chameau. Une sous-fraction (les Ouled-
    Yahia), donne en argent de 80 100 francs ;
    2 A la zaoua Cherguia, par tente : une mesure de beurre, une de
    grains, une de dattes ; par troupeau, cest--dire que si trois ou quatre familles
    sont runies pour avoir un berger commun, elles ne donnent elles
    toutes, quune brebis; les familles qui ont plusieurs troupeaux ne donnent
    quune brebis suite.
    Les Ouled-Assa (199 tentes), comptent deux chefs de tentes khouan
    Cheikhya, et quatre Tabya.
    Ils payent comme redevances :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : une brebis (sans agneau),
    une mesure de beurre, une de grains, et pour toute la tribu, un chameau ;
    2 A la zaoua Cherguia, mmes redevances religieuses annuelles
    3 Aux Ouled-Sidi-el-Hadj-Ahmed (des Ouled-Sidi-Cheikh), la
    sous-fraction des Amourat donne en outre un agneau par tente ;
    4 Aux Ouled-Sidi-Atta-Allah, de Tadjemout (marabouts locaux du
    cercle de Laghouat), un grand nombre de tentes donnent une mesure de
    beurre et quelquefois un agneau.
    Les Queraridj (111 tentes), comptent 11 Tabya, 17 Qadrya, 3
    Cheikhya. Ils payent comme redevances religieuses annuelles :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, par tente : une brebis, une mesure
    dorge, une de dattes; pour toute la tribu, deux chameaux ;
    2 A la zaoua Cherguia, mmes redevances moins les deux chameaux.
    Ahl-Sliten (74 tentes et 139 maisons, plus 3 mosques et 6 koubba).
    Ils payent comme redevances religieuses annuelles :
    1 Aux trois zaoua dEl-Abiod, par tente : une brebis, trois mesures
    dorge, une de beurre. La perception a lieu par chacune des zaoua tour de rle ;
    2 Aux Ouled-Sidi-ben-Abd-er-Rahman, des Ouled-Sidi-Cheikh
    (ksar Rahmanya), les 2/3 de la tribu payent une mesure dorge par tente ;
    3 Aux marabouts des Ouled-Sidi-Abd-Allah, de Tadjemout (Laghouat),
    la sous-fraction des Beni-Zeroual, qui est compose de Cherfa,
    offre tous les ans une habeia en laine;
    4 Une ziara facultative accompagnant une visite faite chaque anne
    par un individu de chaque famille aux koubba dEl-Abiod.
    Les OULED-YACOUB-ZERARA (308 tentes), partags en servi
    366
    teurs des Ouled-Sidi-Cheikh et en khouan des Tidjanya, payent comme
    redevances religieuses par tente : une brebis et une mesure de beurre la
    zaoua de Sidi Cheikh.
    LES ARBAOUAT, deux ksour de 65 maisons. 2 mosques et 5
    koubba, dont 4 aux Ouled-Sidi-Cheikh (Sidi-Maamar, Bel-Alia, Sidi-
    Assa, Sidi-Brahim) et une Sidi-Bou-Tkil, descendant dAbd-el-Qaderben-
    Djilani.
    Ils payent comme redevances religieuses annuelles :
    1 A chacune des trois zaoua dEl-Abiod, par maison : une musette
    dorge, un kouffa de navets, une citrouille ;
    2 Aux marabouts de Sidi Atta-Allah (de Tadjemout), par maison
    une musette dorge et une citrouille ;
    3 A la zaoua dAn-Madhi, par maison : moutons, beurre, dattes et
    argent, selon leurs facults.
    EL-ABIOD-SIDI-CHEIKH peroit les ziara et presque tout le
    monde y vit dans la domesticit des familles seigneuriales ; on y comptait
    seulement 17 Tabya, 2 Tidjanya, 3 Qadrya et 16 Cheikha.
    CHELLALA-DAHRANIA ; les 77 maisons vivent en partie du
    produit des ziara aux 4 koubba de : 1 Mohammed-ben-Sliman, pre de
    Sidi Cheikh ; 2 Sidi Abd-el-Qader-ben-Djilani ; 3 Sid Abd-el-Djeberould-
    Mouley-Taeb ; 4 Sid Ahmed-Tidjani. Elles comptent 3 Cheikha, 10
    Qadrya, 15 Tabya, 20 Tidjanya.
    Elles payent comme redevances religieuses annuelles :
    1 Une musette dorge par maison pour les trois zaoua dEl-Abiod
    qui en prennent chacune le tiers ;
    2 Les serviteurs de Tidjani payent (seulement la zaoua dAn-
    Mahhi) une ziara proportionne leurs facults et leur degr de dvotion.
    CHELLALA-GUEBLIA ; sur 28 chefs de maisons, 27 sont khouan
    de Tidjani, et ils payent chacun un mouton la zaoua dAn-Madhi. Ils ne
    payent rien aux Ouled-Sidi Cheikh.
    GHANOUL, ksar de 60 maisons ; il y a 20 Taibya, 10 Tidjanya.
    On paye comme redevances religieuses annuelles :
    1 La dme (ou dixime) des grains rcolts qui est partage entre
    les trois zaoua dEl-Abiod ;
    2 Une tasse dorge par maison, Sid El-Hadj-Amer, pour tre prserv
    de la piqre des scorpions ;
    3 Une ziara facultative variant dun mouton une galette, la
    zaoua de Sidi Cheikh, o on va annuellement en plerinage ;
    367
    4 Une djellal, une habaa, et par maison une tasse dorge deux
    petits marabouts locaux.
    BREZINA, ksar de 50 maisons ; on compte 26 Qadrya et 3 Cheikhya.
    On paye comme redevances religieuses annuelles :
    1 A la zaoua de Sidi Cheikh, une musette dorge par maison :
    2 A la zaoua Cherguia, par maison, trois mesures dorge ;
    3 Aux Ouled-Sid-el-Hadj-ed-Din, par maison, une mesure dorge ;
    4 Aux Ouled-Sidi-Ata-Allah (de Tadjemout, Laghouat), une habaa.
    Les MAKHENA comprennent les ksour de Bou-Ali et de Sidi-Tifour
    (253 tentes), 150 maisons. La moiti de la tribu est affi lie lordre
    des Taibya.
    Ils payent comme redevances religieuses annuelles
    Les Ouled-bou-Ali, par tente : 1 trois musettes dorge et une de bl
    la zaoua de Sidi Cheikh ; 2 une musette dorge et une de bl la zaoua
    Cherguia ; 3 un agneau sevr aux Ouled-Sidi-Kaddour-ould-Sidi-Cheikh.
    Les Makhena, Chetalba et Bou-Aeda, par tente :
    1 Un agneau aux Ouled-Sidi-Kaddour-ould-Sidi-Cheikh ;
    2 Un agneau la zaoua de Sidi Cheikh ;
    3 Une brebis aux Ouled-Sidi-Ata-Allah (de Tadjemout).
    A ces Refar, qui nont pu tre connus en dtail que dans le cercle de
    Gryville, Il faut ajouter les produits venant de lextrieur, soit :
    A. Les produits connus :
    Moghar-Foukania (150 maisons) qui payent par maison, la zaoua
    de Sidi Cheikh, une mesure de dattes.
    Les Mehaia et les Zehouna (des Angad marocains), qui payent : 1
    la zaoua de Sidi Cheikh, un mouton et une mesure dorge ;
    Un tiers des Mchaia qui paye la zaoua Cherguia, un mouton, un
    pot de beurre, une musette dorge ;
    Les Beni-Mathar (Marocains), qui payent la mme redevance sauf
    la mesure de dattes.
    Les Ayach (du Gourara) qui donnent, par maison, une mesure de
    dattes la zaoua Rerbia.
    Les Delloul (du Gourara) qui donnent par tente, une mesure de dattes.
    Tabetkouza, Aouin, Hamou, Flis (du Gourara), qui payent par tte
    dadulte mle, une musette de dattes.
    B. Les produits dont nous navons pas le compte et qui proviennent
    dEl-Gola, de Ouargla, des Chamba (Berazga, Hab-er-Rih, Mouadhi)
    et des Mekhadma, qui sont les serviteurs religieux des Ouled-Sidi-Cheikh-
    Cheraga.
    368
    C. Les produits accidentels ou ziara facultatives qui proviennent des
    fractions issues des collatraux du Tell, du Maroc, du Touat, du Gourara,
    du Tidikelt qui, en outre, payent sur place, leurs chefs de groupe. des
    redevances dont nous ignorons la quotit.
    On voit par ce qui prcde que, chez les Ouled-Sidi-
    Cheikh, les infl uences familiales, fodales et maraboutiques
    lemportent de beaucoup sur celles qui rsultent du lien religieux
    dtermin par laffi liation lordre des Cheikhya.
    Aussi, dans le vaste espace compris entre Ouargla, Gryville,
    Sada, Oran, la limite orientale du Tafi lalet, le Touat,
    le Gourara et le Tidikelt, ne pouvons-nous apprcier exactement
    le nombre ni de leurs serviteurs religieux, ni de leurs
    serviteurs politiques.
    La statistique offi cielle ne peut nous fournir que le chiffre
    des khouan qui suivent le rituel des Cheikhya, sous la
    direction de moqaddem sans infl uence et sans lien entre eux.
    Ces chiffres, qui ne donnent aucune ide de la puissance religieuse
    des Ouled-Sidi-Cheikh, sont les suivants :
    Zaoua m o q u a d -
    dem
    khouan
    Alger, cercle de Ghardaa 0 3 1.176
    Oran : Arrondissement et banlieue dOran 0 1 20
    An-Temouchent (et banlieue) 0 2 40
    Sidi-Bel-Abbs (id.) 0 1 40
    Mascara (id.) 0 1 52
    Tlemcen (id.) 0 1 20
    Lamoricire (id.) 0 1 20
    Sebdou (commune mixte) 0 1 9
    An-Sefra (cercle) 0 6 197
    Daya (id.) 0 1 70
    Gryville (id.) 5 6 120
    Lalla-Marnia (id.) 0 1 118
    Sada (id.) 0 1 11
    Sebdou (id.) 0 13 917
    Totaux 5 39 2.780
    Soit : 2.819 affi lis
        
     
    Les OULED SID CHEIKH Document de Louis Rinn (officier de l'arme coloniale en Algrie)
              
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