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     LES SEIGNEURS DU SAHARA

             
    moulay el bahri



    : 9
    : 1133
    : 30/11/2013

    : LES SEIGNEURS DU SAHARA    23 2013 - 19:56

    LE SEIGNEUR DU SAHARA :SIDI HAMZA BEN BOUBAKEUR

    Ce sont 4 extraits de documents crits par deux officiers de larme coloniale et un explorateur franais sur Sid Cheikh,Ouled sid Cheikh,Si Hamza ben Boubakeur et son petit fils si Eddine.
    En ce qui concerne Si Hamza qui reste lun des grands seigneurs du sahara,lhistoire ne lui a pas rendu justice et na pas mis jour cet iniateur et promoteur du royaume arabe,il a su mettre contribution lennemi et acqurir sa confiance dans sa compagne de Ouargla pour rallier sa cause les tribus du sud est (les tribus de louest,des oasis et du sud ouest lui t acquises en majorit),parce quil a t trahi un premire fois et emprisonn Oran.il a t relach par la suite parce quil tait indispensable la stabilit du sud oranais vu son rang et sa rputation ,il a du jouer de ruse et de stratgie pour ne pas veiller les soupons de lennemi qui a commenc avoir des doutes son sujet ,lors du prolongement de son sjour Ouargla,selon ses informateurs (le C.trumelet lui-mme le dit dans son ouvrage) .Le gouverneur dAlgrie de lpoque ,le marchal Randon a tenu le voir personnellement et sest dplac dAlger Tiaret tant Si Hamza inspirait pour lennemi le doute,langoisse, lapprehension et la menace de la disparition du rgime colonial avec ses projets dexpansion.
    A son retour Si Hamza a commenc mettre en uvre son projet de royaume,selon les sources orales,il a commenc battre la monnaie (peut etre quil a t inspir par lemir Abdelkader )qui, sil stait ralis confinerai le colonisateur quelques points de la cote comme a t le cas des Espagnols aprs la chute de Grenade en 1492 ;malheureusement la dlation ,la flonie et la traitrise ont eu raison de lui une deuxime fois ;invit officiellement Alger par les autorits coloniales en tant que seigneur du sahara,mis en confiance (il se doutait pas quil a t trahi),il fut emprisonn lachement et mort dans des circonstances inconnues et obscures comme ce fut le cas pour le moudjahid Larbi ben Mhidi ,cette lachet a toujours t la qualit premire du colonialisme depuis le dbut,ils disent que Si Hamza est enterr dans le mausole de Sidi Abderrahmane Alger ,ce qui reste prouver !
    Il ya un ouvrage du meme trumelet ayant le titre de royaume arabe ,que jai recherch et pour toute rponse sur le net jai eu cela : confidentiel,archives prsidence franaise
    Je demande ceux qui consultent les ouvrages des officiers de larme coloniale ou des orientalistes les lire avec analyse et dcouvrir les contradictions qui sy trouvent cause de leur subjectivit pour ne pas les laisser entacher ou souiller la mmoire de nos ancetres.
    Esprons quun jour lhistoire mettra en valeur la vraie dimension de ce grand seigneur qui a pour ancetre Sid Cheikh qui est lui-mme petit fils de Sidi Slimane Bousmaha design par la tradition populaire comme le seigneur des seigneurs du sahara quallah les agres.
    Je me rsume modestement en ces lignes et que lumire soit faite sur luvre de cet illustre personnage inchallah.Rendons Csar ce qui appartient Csar et tout Seigneur tout Honneur.


    LES SEIGNEURS DU SAHARA (laristocratie Arabe)
    Sidi Hamza ben boubacar (portrait
    )
    (01)

    Sd Hamza-ben-bou-Bekr(1) prtend descendre en ligne
    directe dAbou-Bekr(2), premier khelfa ou successeur du Prophte,
    et personne, en pays arabe, ne conteste lauthenticit de cette
    illustre origine. De temps immmorial, les aeux de Sd Hamza
    commandrent aux Ould-Sd-ech-Chkh, tribu de marabouts, et
    leur rputation de saintet leur fi t des khoddm(3) dans la plupart
    des tribus du Sahr. La famille de Sid Hamza a toujours t
    puissante et rvre dans le Sud, et, plus dune fois, les sultans du
    ___________________________________________________________________________

    1. Sd Hamza, est mort le 21 aot 1861 Alger, o il tait venu faire une visite au
    gouverneur gnral.
    2. Abou-Bekr fut nu des premiers adeptes de Mahomet ; il se nommait Abd-el-
    Kaba (serviteur de la Kaba), il tait trs-respect parmi tes Korechites. En embrassant
    le nouveau culte, peine bauch, il prit le nom dAbd-Allah (serviteur de Bien), et, plus
    tard, lorsquil donna sa fi lle Acha Mahomet, il changea de nouveau son nom en celui
    dAbou-Bekr (le pre de la vierge).
    3. Khoddam, serviteurs, mot employ souvent-dans le sens de serviteurs religieux.
    ______________________________________________________
    (02)
    Maroc ont pris des pouses parmi les fi lles des Ould-sd-ech-
    Chkh. En 1844, une des soeurs de Sd Hamza, la belle El-Iqout
    (lescarboucle), a t honore du choix de lempereur Abd-er-
    Rahmn.
    Sd Hamza, sans tre un homme extraordinaire, nen est
    pas moins un type extrmement curieux tudier : il est dune
    haute taille et dun embonpoint respectable, singulirement exagr
    par les cinq ou six bernous quil porte ordinairement, et sous
    lesquels il laisse voir un riche cafetan orange et un seroul(1) vert
    deau ; son corps est ceint de la mhazma(2) de cuir brod portant
    __________________________________________________________________________
    1. Seroul, culotte turque.
    2. Mhazma, ceinturon.
    ___________________________________________________________________________
    (03)
    de longs pistolets incrusts dargent et de nacre et la blska (cartouchire); sa tte est couverte dun riche hk(1) laine et soie
    fix autour de la chch(2) par une volumineuse brma(3) gris tendre ; sa jambe est chausse du gracieux et lgant temg(4) semblable une tige de bananier ; son talon est arm du terrible chbir(5) dor, retenu sur le cou-de-pied par une terkba(6) de velours jaune brod dor.Le khelfa, comme tous ses coreligionnaires, rserve son vritable luxe pour le harnachement de son cheval : le ledjm(7) est de djeld-el-fll (maroquin) rehauss darabesques dor, et soutient,
    par contraste, sans doute, un fs (mors) de fer rouill(Cool ; le dr(9) est
    doubl dune plaque dargent repouss, le long de laquelle se balancent et tintent, suspendus par des chanettes, de gracieux croissants de mme mtal ; les rkbt(10), en acier damasquin, sont soutenus par des nsat (trivires) en nerfs de boeuf ; laron de la selle est envelopp dune ravissante stra (housse) en velours violet, sur laquelle les plus habiles ouvriers de Tunis ont prodigu les broderies dor le plus capricieusement lgantes ; la tarhra aux sept feutres bleus, jaunes, rouges et blanc protge le dos du cheval contre la morsure de ldom(11) de la selle ; un croissant, form dune paire de nbn(12) enchsss dans une gaine dargent, est suspendu lencoluredu cheval par une gnelda (cordon) de soie rouge ; un heurz(13)
    1. Hk, pice dtoffe en soie ou en laine qui se place par-dessus la chcha et
    qui descend sur les paules.
    2. Chcha, calotte en laine rouge.
    3. Brma, corde en poil de chameau faisant un plus ou moins grand nombre de
    tours autour de la tte; elle fi xe le hk sur la chcha.
    4 Temg, bottes pou monter cheval ; elles sont en fll (maroquin) et elles ont la
    forme dun tronc de bananier.
    5. Chbr, peron arabe.
    6 Terkba, bande dtoffe ou de cuir fi xant le chbr au talon en passant pardessus
    le cou-de-pied.
    7. Ledjm, bride.
    8. Lentretien du mors exigeant des soins de tous les jours, les Arabes prfrent
    ne pas sen occuper. Rien ne jure autant, on le comprend, quune riche et lgante bride
    soutenant un Mors couvert de rouille.
    9. Dr, poitrail.
    10. Rkbt, triers.
    11. Adom, los, la carcasse de la selle.
    12. Nbn, dfenses de sanglier.
    13. Heurz, talisman.
    ______________________________________________________
    (04)
    sy balance galement et garantit le noble animal contre tout danger
    ; une riche djebra(1) brode dor et de soie est fi xe au guerbous(
    2) de la selle. Quand le khelfa est cheval, il porte en sautoir,
    de droite gauche par-dessus ses bernous, un long sekkn (sabre)
    lame droite enferme dans un romd (fourreau) dargent.
    Sd Hamza a la dmarche lente et cadence du chef arabe et
    cette allure thtrale que favorisent tant lampleur et la longueur
    du vtement indigne. Il peut avoir quarante ans(3) ; sa tte-est
    forte ; son front est assez dvelopp ; il porte toute sa barbe, qui
    est noire; ses yeux sont beaux, et les longs cils qui les protgent
    donnent sa physionomie un air de douceur qui sduit dabord
    et qui attire ; mais, si on lobserve pendant quelque temps, on
    remarque que son regard nest ni franc, ni intelligent, quil est
    quelquefois atone jusqu la niaiserie, et que les questions dintrt
    particulier ont seules le pouvoir de lanimer.

    Le khelfa est un personnage assez difficile dchiffrer ;
    cest une antithse vivante, insaisissable, et-qui chappe lanalyse
    : tour tour capricieux comme un enfant gt, ou srieux
    comme le convoi du pauvre ; niais comme Jocrisse, ou profond
    et fin comme Machiavel ; paresseux comme un moine, dormeur
    comme une marmotte, ou actif comme le travail mme ; malais
    mettre en selle, mais y restant des journes entires ; curieux
    comme une femme, ou indiffrent lexcs ; aujourdhui fl exible
    comme un roseau, demain ferme comme un chne. Veut-il faire
    admettre une de ses ides, il contournera, il enroulera, il prolongera
    la personne dont il a besoin ; il narrivera pas directement au
    fait ; il louvoiera, il ttera le terrain par ici, il le sondera par l ;
    il tchera damener la conversation sur ce quil dsire ; sil sent
    son attaque compromise, il battra prudemment en retraite avant
    dengager ses rserves ; il parlera dautre chose, recommencera
    sa tentative, se retirera encore sil le faut ; mais il nabandonnera
    pas son ide, quil tient par la patte comme un enfant tient un
    hanneton au bout dun fil ; puis, lorsquil croira le moment opportun
    ; il la lancera de nouveau, et cela jusqu ce que, ennuy de ce mange, on lui accorde ce quil demande ou quon le lui
    refuse par un non catgorique. Alors, comme en justice, il remettra
    huitaine ou la plus prochaine occasion. Si Hamza, ainsi que
    nous avons essay de le dmontrer, est un Prote dune souplesse
    extraordinaire

    SID ECHEIKH (la mort du Saint personnage)[strike][/u


    La tribu des Oulad-Sd-ech-Chkh se divise en Cherga (de
    lest) et en Rerba (de louest) ; elle habite, en partie, El-Abed-
    Sd-ech-Chkh, la ville sainte du Sahr. Cest au centre des cinq
    qsrour qui la composent que repose, sous une gracieuse qoubba(1),
    le saint anctre de Sd Hamza, lillustre Sd Ech-Chkh, le fondateur de la plus solide influence religieuse existant dans la province dOran, Notre Sud est, en effet, plein de son nom ; la tradition nous a conserv tous ses faits et gestes, et, chaque pas, la crdulit arabe nous montre des tmoins du passage du saint marabout sur cette terre : ainsi quatre lieues sud du bordj de Gryville,nous trouvons la Khelouet(2) Sd Ech-Chkh, caverne creuse au sommet dun mamelon rocheux isol, o Sd Ech-Chkh venait se recueillir et prier ; quelques kilomtres plus loin, nous allons boire lAn-el-Marsel-Sd Ech-Chkh(3), o le corps du saint fut lav aprs sa mort. La tradition rapporte ainsi le fait qui a
    valu au Marsel la clbrit dont il jouit : Sd Ech-Chkh termina sa vie Stten, qseur situ cinq lieues lest du Bordj que nous venons de citer. Sentant approcher sa fi n, il prescrivit ceux qui lentouraient de placer son corps, ds quil aurait exhal son dernier soupir,sur une chamelle blanche laquelle ils laisseraient le choix de sa direction. A la premire station de la chamelle, on devait laver
    le corps du saint; la seconde station, lenterrer, Les gens de Stten
    firent selon la volont du marabout, et cinq dentre eux suivirent
    ___________________________________________________________________________

    1. Qoubba (nu pluriel qbb) signifi e dme, coupole. En Algrie, la qoubba est
    un petit monument de forme carre surmont dune coupole, lev en lhonneur ou sur
    le tombeau dun saint marabout. La qoubba est cette chapelle funraire que nos soldats,
    confondant la chose avec le caractre de la personne qui elle est consacre, appellent un
    marabout.
    2 Kheloua, lieu loign de la frquentation des hommes, solitude o se retirent les
    saints marabouts pour prier.
    3. Source de marsel de Sd Ech-Chkh. Le marsel est une sorte de table perce de
    trous sur laquelle on tend les morts pour les layer. An el-marsel ou el-mrcl pourrait
    aussi se traduire par source de la lotion.
    ______________________________________________________
    (03)

    la chamelle de loin pour rendre les derniers devoirs celui que
    Dieu venait dappeler lui. Aprs avoir march pendant tout le
    jour dans la direction du sud, la chamelle sarrta et saccroupit
    non loin du lieu o Sidi Ech-Chkh tait venu souvent se recueillir
    et prier. Les Stteniens, sachant quil ny avait pas deau dans les
    environs, furent fort embarrasss pour satisfaire la premire partie
    des dsirs du saint homme. Ils se consultrent, et dcidrent
    lunanimit quil fallait inviter, en y mettant des formes, la chamelle
    se lever et pousser jusquau Kheneg-Bou-Djell, o ils
    trouveraient, infailliblement, de leau dans quelque anfractuosit
    de rocher. Malgr les exhortations les plus pressantes, lanimal ne
    bougea pas. Persuad que la chamelle y mettait de lenttement,
    lun des Stteniens levait son bton pour len frapper, quand un
    chacal parut soudain quelque pas delle en jetant un glapissement
    plaintif que rpta lcho. Le saint fi t, en mme temps, un
    mouvement qui rompit ses liens, et glissa lentement terre comme
    sil y et t dpos par des mains invisibles. Tout aussitt le
    chacal gratta la terre, et il en jaillit une source limpide et abondante,
    qui, depuis, na pas tari. Les tmoins de ce miracle virent
    bien quils avaient eu tort de douter, et ils se mirent en devoir de
    laver le corps dans les eaux de cette source, qui, pour perptuer le
    souvenir de ce prodige, fut appele source du Marsel de Sd Ech-
    Chkh. Les Stteniens envelopprent ensuite le corps du marabout
    dans ses bernous, et le dposrent sous un arr (thuya) pour y
    passer la nuit, Le lendemain, lheure du fedjeur (pointe du jour),
    la dpouille mortelle de Sidi Ech-Chkh fut de nouveau charge
    sur la chamelle blanche, qui prit, sans hsiter, une direction sudouest
    ; elle marcha sans sarrter pendant tout le jour et toute la
    nuit, prenant les meilleurs chemins avec un instinct que ceux qui
    la suivaient ne se lassaient pas dadmirer. Bien quils fi ssent la
    route pied, nos Stteniens ne ressentaient aucune fatigue, miracle
    quils attriburent, naturellement, la vertu de Sd Ech-Chkh.
    Enfin, vers le dhor (midi) du second jour, ils arrivrent chez les
    Ould-Sd-ech-Chkh, au milieu des serviteurs religieux du saint
    homme. La chamelle sagenouilla au centre des cinq qsour ;
    les cordes qui retenaient sur son dos le prcieux fardeau se dnourent delles-mmes, et elle le dposa doucement terre. Les khoddm de Sd Ech-Chkh accoururent aussitt ; les gens de Stten les instruisirent des dernires volonts de leur chef, et leur racontrent les prodiges dont ils avaient t tmoins. Une fosse fut creuse sur le lieu mme o la chamelle avait dpos le saint marabout. Le lendemain, aux premiers feux du jour, les Ould-Sd-ech-Chkh furent saisis dadmiration quand ils virent quune merveilleuse qoubba (celle quon voit encore aujourdhui) avait t leve, sans le secours de la main de lhomme, sur la tombe du saint.
    Le Marsel ne se rvle que par une noula(1) en ruine charge
    dex-voto(2) attestant bien plus la pit des Croyants que leur aisance.
    Les environs dEl-Abed-Sd-ech-Chkh surtout sont riches
    en souvenirs de lanctre de Sd Hamza : ainsi, en remontant
    vers le nord, on ne manque pas de vous montrer, sur un point de
    lOud-el-Kheloua, lorifi ce dun souterrain (aujourdhui combl)
    qui se serait produit spontanment dans les circonstances

    suivantes : Sd Ech-Chikh, poursuivi par des gens qui en voulaient
    ses jours, allait, puis, tomber entre leurs mains ; il ne pouvait tre sauv que par lintervention divine. Il pria Dieu de
    le tirer de l ; la terre sentrouvrit soudain sous les pieds du marabout,qui, quelques instants aprs, en ressortait, six kilomtres
    plus loin, au lieu mme o, depuis, sest leve la qoubba sous
    laquelle il repose. Quant aux coquins qui le poursuivaient, ils
    fl uent changs en btoum(3). On voit encore ces arbres levant leurs
    branches vers le ciel, dans lattitude de stupfaction quont d
    ___________________________________________________________________________

    1. Noula, espce de gourbi bti en pierres sches. Cette construction se nomme
    aussi haouch.
    2. Dans le Sahr, les ex-voto dont sont couverts des tombeaux des marabouts
    morts en odeur de saintet se composent de loques, doeufs dautruches briss, de fragments
    de cordes, de morceaux de bois, de pierres, de dbris de vases, etc. Pour navoir
    pas la valeur de ceux qui ornent nos chapelles, ces dons nen sont pas monts, parat-il,
    extrmement agrables aux saints qui ils sont offerts. Il est vrai que les qbb o reposent
    les saints marabouts ntant pas fermes, il pourrait y avoir quelque- danger y dposer
    des objets susceptibles de tester la cupidit de certains musulmans-qui nont quune ide
    trs-imparfaite du respect quon doit la proprit.
    3. Btoum, trbinthes ou pistachiers de lAtlas.
    ______________________________________________________
    (04)

    prendre les perscuteurs de Sd Ech-Chkh quand il disparut
    leurs yeux.
    Plus loin, Tnet-ez-Zr(1), on remarque, dans les rochers,
    des trous que la tradition prtend tre lempreinte des pieds de la
    jument de Sd Ech-Chkh, bien que Ces traces prsentent peu la
    forme du pied du cheval. A chaque pas, un mqm(2) vient rappeler
    ___________________________________________________________________________

    1. Tnet-ez-Zr, col des Visiteurs, des Plerins. Le mot tna est gnralement employ
    pour dsigner une dpression, un col, le point de passage dune route Sur une
    crte.
    2. Mqm, place, lieu. Les mqmt sont marqus par des tas de pierres amonceles
    par la pit de ses khoddm sur la tombe dun marabout vnr. Chacun des serviteurs
    religieux du saint homme est tenu dy dposer une pierre toutes les fois quil passe
    proximit du lieu consacr. Le volume du tas indique le degr de saintet ou dimportance
    du mort. Un marabout nest honor de la qoubba (chapelle avec coupole) que dans le cas
    o il a pratiqu dune faon hors ligne la prire, le jene et le miracle. Il est vrai que la
    multiplicit de ces qbb est aussi en raison du degr de pit ou de richesse ds tribus, Le
    mqm rappelle aussi le lieu o un saint personnage sest arrt ou a dress sa tente.
    Il ne faut pas confondre le mqm avec le nza, gmissement, qui est, galement,
    indiqu par un tas de pierres sur le lieu thtre dun meurtre. Chez les Arabes, quand un
    meurtre a t commis et que les auteurs en sont rests inconnus, les plus proche: parents de
    la victime se rendent sur le lieu du crime; ils y recueillent le sang avec la terre qui en est imprgne,
    et lemportent au gourbi ou la tente. Un tleb-exorciste est aussitt appel, et on
    linvite faire parler le sang. Toute la famille de la victime est l, attentive aux oprations
    magiques du tleb. Le sang recueilli est mis dans un vase quon expose laction du feu ;
    lexorciste parcourt ensuite lassemble en prononant des mots appartenant une langue
    inconnue, puis il sarrte et trace des signes bizarres sur une feuille de papier avec une encre
    spciale, dans la composition de laquelle il entre du musc et du safran. Ces manoeuvres prparatoires
    se nomment azma (exorcisme). Le sang ne tarde pas entrer en bullition dans
    le rcipient. Lexorciste sen approche alors gravement, et lui crie par trois fois : Dis-moi
    le nom de ton meurtrier ! A la troisime fois, le sang nhsite jamais rpondre : Cest
    un tel fi ls dun tel, Comme cette rponse nest jamais perceptible que pour lexorciste,
    cest lui qui se charge de la transmettre lassemble. Le tleb se retire ensuite, aprs avoir
    reu quinze ou vingt douros, selon les moyens des parents du mort. Quand le meurtrier
    prvoit que la famille tient assez son mort pour faire les frais dun exorcisme, et quil na
    pas de quoi ou quil ne veut pas payer la da (prix du sang), il se hte de quitter le pays, o
    il ne reparat que lorsquil croit sa victime oublie et le danger pass.
    Chaque anne, tant que la da na pas t paye ou que le meurtre na pas t
    veng, au jour et lheure mme o le crime a t commis, une cume de couleur de sang
    bouillonne la surface du sol sur le lieu o est tombe la victime, et rpte en gmissant
    ses dernires paroles au moment o elle a t frappe : O mon pre ! ma mre ! etc.
    Chacun des membres de la famille de la victime est tenu, dans ce cas, de jeter une pierre
    sur le lieu du crime quand il en passe proximit. Cet appel la vengeance cesse, comme
    sous lavons dit, quand le meurtre est veng, ou la da paye, ou quand la famille a pris
    des arrangements avec le meurtrier.
    Le mqm se distingue du nza par les ex-voto dont il est charg.



    ______________________________________________________
    (05)

    le lieu o le saint marabout sarrtait de prfrence, soit pour
    prier, soit pour se reposer. Tout le pays qua parcouru Sd echchkh
    est jalonn de ces points que la pit des Croyants a consacrs.
    Aussi, comme nous le disions plus haut, Sidi Ech-Chkh est
    le plus grand saint du Sud, et sa qoubba est constamment visite
    par les musulmans qui, ayant besoin de sa puissante intervention
    auprs de Dieu, viennent prier et recueillir pieusement une
    poigne de terre sous son tombeau pour en faire des heurouz(1),
    talismans prcieux ne manquant jamais leur effet quand la foi
    est suffi samment robuste. La terre prise sur les lieux consacrs
    Sd Ech-Chkh possde, dailleurs, des proprits merveilleuses
    pour prserver ou gurir les animaux de toutes blessures :
    soixante lieues sud dEl-Abed-Sd-Ech-Chkh, sur un, plateau
    appel Dahr-el-Kfeur (le dos de limpie), on rencontre
    ___________________________________________________________________________

    1. Les heurouz (de harez, garantir de tout mal) sont des amulettes ayant la proprit,
    comme lindique leur nom, de garantir, de prserver celui qui les porte de toute
    maladie, de tout accident, et des infl uences malignes des djenoun (dmons) ou des mann
    (mauvais-oeils). Ces amulettes, qui se composent, gnralement, de versets du Qorn
    sappliquant, peu prs, la situation dont ou veut tre prserv, sont crites par des tolb
    (lettrs) spciaux dment munis dune djza (diplme) attestant quils sont matres en
    la science des djedoul (tableaux talismaniques). Ces talismans ont des vertus diverses :
    les uns, nous lavons dit, prmunissent contre les malheurs qui peuvent atteindre le corps,
    comme ceux qui, par exemple, sont faits de la sourate CXIII du Qorn ; les autres, ceux
    qui sont faits de la sourate CXIV, prservent des dangers qui menacent lme. Il existe
    aussi un genre de heurz compos dun tableau carr divis en petites cases, dans chacune
    desquelles le tleb a crit soit des lettres, soit des chiffres, signes qui, lus verticalement
    et horizontalement, donnent un sens qui nest intelligible que pour liniti la science
    talismanique. Lintrieur du tableau se compose souvent du khtem (sceau) du Prophte,
    form de quelques-unes des pithtes attributives de la Divinit, en des noms de laptre
    de Dieu et des quatre anges Isrfl, Azrl, Djbrl et Mikl. On fait encore des heurouz
    avec de la terre recueillie sur le tombeau dun saint marabout.
    Chaque maladie a une amulette particulire.
    Les chevaux, les mulets, les nes, les chameaux, les slg (lvriers), etc., jouissent,
    comme les hommes, du bnfi ce des talismans ; on les leur suspend au cou raide dune
    goulda (corde talisman).
    Les heurouz sont renferms dans de petits sachets en fi ll (maroquin) carrs et
    cousus des quatre cts, ou dans de petites boites en cuivre ou en argent de mme forme
    que les sachets en cuir. Ces amulettes se suspendent au cou ou en sautoir, ou sattachent
    au bras par une courroie ; dans ce dernier cas, on les appelle pzount. Quelques indignes
    portent jusqu dix ou douze de ces talismans, et il est rare de trouver un Arabe qui ne
    soit pas muni dun heurz ou dun pzoun au moins.
    ___________________________________________________________________________
    (06)

    un petit mamelon au sommet duquel se trouve un redjem(1). L,
    une grotte pratique dans ce mamelon, et dsigne par les Arabes
    sous le nom de Khelouet-Sd-Ech-Chkh (la solitude de Sidi Ech-
    Chkh), rappelle encore le saint marabout, qui, daprs la tradition,
    y serait rest quelques jours en prire. Les goufel (caravanes),
    pour le Gourra ne manquent pas de sy arrter et dy ramasser
    de la terre dont ils saupoudrent le dos de leurs chameaux, pour les
    garantir contre les blessures provenant habituellement du bt ou
    de charges exagres. Nous nous sommes tendu sur toutes ces
    croyances pour donner une ide de linfluence religieuse que doit
    exercer lhritier de la baraka(2) dun tel saint, surtout lorsquil
    peut justifier dune origine aussi illustre que celle dont il senorgueillit.On comprendra, ds lors, quil tait de lintrt de notre politique de chercher gagner notre cause cet homme qui tenait vritablement les clefs du Sahr
    ]
    Ps : les franais dans le dsert ( C.Trumelet
    )
    LES OULED SID CHEIKH
    ]

    Si Mohammed-ben-Sliman-ben-Smaha eut deux fi ls.
    Lan, Si Brahim, fut un personnage assez effac; il est enterr au sud du ksar Rerbi, El-Abiod, et ses descendants rsident au ksar des Beni-Ounif ou campent aux environs de Bou-Semghoun. Le second fils fut Abd-el-Qader, devenu siclbre sous le nom de Sidi Cheikh ; il naquit lan 951 de lH.(1544-1545 de J.-C.).
    Par ses vertus et sa pit, il ajouta encore au prestige de
    sa naissance, et il semble stre toujours acquitt, dune faon difiante, des devoirs que lui imposait son titre de moqaddem des Chedelya. Bien que vivant une poque et dans un pays o le fusil faisait loi, il ne soccupa que dexercices de pit.
    Par la seule autorit de son nom et de son caractre, il devint larbitre du Sahara et, la satisfaction de tous, il rgle, selon les lois de lquit et de la justice, toutes les contestations et tous les diffrends qui slevaient entre les nomades. Les faibles et les opprims vinrent en foule vers lui, et il se cra ainsi une trs nombreuse clientle.
    Pour hospitaliser tout ce monde qui se pressait autour de
    lui, il cra El-Abiod, le premier des cinq ksour actuels, celui qui est dit ksar Rerbi ou ksar Sid-et-Hadj-Abd-el-Kerim. Ce ksar fut bti sur un terrain o tait dj install un cherif marocain,descendant de Sid Abdel-Kader-ben-Djilani, et nomm Sid Bou-Tkhil(1). Ce moqaddem dut cder la place.
    Sidi Cheikh-Abd-el-Qader vcut 84 annes musulmanes,
    laissant un testament par lequel il affranchissait ses nombreux esclaves ngres et les dsignait, eux et leurs descendants, pour tre les surveillants et les
    (02)
    administrateurs du temporel de la zaoua quil avait fonde. Ces affranchis sont les anctres des Abid ou Zoua actuels. Il laissait en outre, comme instructions spirituelles, la recommandation expresse ses descendants de suivre la voie des Chadelya, en y ajoutant comme dikr spcial,trois fois la rcitation de la Fatiha chacune des cinq prires de la journe. La personnalit de Sidi Cheikh-Abd-el-Qader avait t si brillante et si clbre qu sa mort ses descendants,et aussi les enfants de ses collatraux et ascendants, prirent le nom dOuled-Sidi-Cheikh.
    Sidi Cheikh laissa 18 enfants(2), dont plusieurs moururent
    __________________________________________________________

    (1) Sid Bou-Tkil alla dabord sinstaller Benout, puis plus tard, El-
    Arba-Tahtani, o il mourut. Une zaoua se forma dans ce ksar, ct de son tombeau; mais les Ouled-Sidi-Cheikh, redoutant linfl uence des enfants de Sid Bou-Tkil, les chassrent plus tard de cette zaoua quils confi rent de Abids et des Hassasna leur dvotion. Les descendants de Bou-Tkil sloignrent vers lOuest et fondrent le ksar dAn-Sefra (aujourdhui chef-lieu dun cercle militaire).
    (2) Sept dentre eux moururent sans postrit : quatre encore en basge.
    Si Bou-Hassen, enterr Roura, chez les Ouled-en-Nbar, puis Si El-
    Hacen et Si El-Haoussin, enterrs El-Arba.
    Lan de tous les enfants de Sidi Cheikh fut
    --Si El-Hadj-ben-Cheikh, enterr El-Abiod ;
    le second fut :
    -- Ez-Zerouki dont les descendants, peu nombreux, vivent prs dAn-Temouchent.
    Le 3 :
    --Si El-Hadj-bou-Hafs
    et le 4 :
    --Sid El-Hadj-Abd-el-Hakem ;
    le18 et dernier est
    --Sid El-Hadj-Ahmed, enterr avec El-Hadj-Abd-el-Hakem El-Abiod ; ses descendants sont les Ouled-bou-Asria, Ouled-Sidi-Mazouz.
    Les autres enfants sont, sans que nous puissions fixer leur rang de naissance
    __ Abd-er-Rahman, enterr au ksar des Rahmana, El-Abiod et dont
    les descendants vivent avec les Ouled-Balagh (de Daya) et les Ouled-Mimoun(de Lamoricire).
    Si El-Hadj-Mohammed-Abd-Allah, enterr El-Abiod et dont les descendants sont au Maroc et Tabelkouza (du Gourara).

    __________________________________________________________
    (03)
    en odeur de saintet, et dont les descendants forment
    aujourdhui des tribus importantes. Pour des raisons que
    nous ignorons, il dsigna, dans son testament, comme chefde famille et hritier de ses pouvoirs politiques et religieux, le troisime de ses enfants : Sid El-Hadj-bou-Hafs, qui tait n dune fille de Si Ahmed-el-Medjdoub.
    Sid El-Hadj-bou-Hafs (que par corruption on nomme
    souvent Sid El-Hadj-Bahout), mourut en 1660 de J.-C. (1070-71 de lH.), laissant neuf enfants(1), mais tous trop jeunes pour pouvoir lui succder. Aussi donna-t-il, par testament, ses pouvoirs spirituels et temporels son frre, quatrime fils de Sidi Cheikh, Sid El-Hadj-Abd-el-Hakem.
    Sid El-Hadj-Abd-el-Hakem transmit lhritage son
    fils, Si Bou-Hafs-ben-el-Hadj-Abd-el-Hakem. Mais celui-ci,fatigu des discussions souleves par les reprsentants de la
    __________________________________________________________

    Si Mestefa, enterr El-Abiod et dont les descendants sont : partie
    An-Temouchent, partie chez les Oulhassa des environs de Rachgoun.
    Si Mohammed-ben-Cheikh, enterr El-Abiod, dautres disent Insalah, o se trouve le gros de ses descendants, dont une fraction existe prs dAn-Temouchent.
    Sid Ben-Assa, le boiteux, enterr Figuig, chez les Beni-Ounif,
    ct de Sliman-ben-Smaha ; ses descendants sont chez les Beni-Guil
    et Dou-Menia.
    Sidi Tadj, dont les descendants sont chez les Amour et aux environs des deux Moghar. Cest lanctre de Bou-Amama, le chef delinsurrection de 1881.
    Selon dautres traditions, il ny aurait eu que trois enfants de Sidi
    Chikh morts sans postrit, et les quatre dont nous navons pas donn les noms, seraient :
    1 Si Bou-en-Nouar, enterr Metlili et dont les descendants sont Insalah et au Tidikelt, confondus souvent avec ceux de Sid El-Bou-en-Nour-ben-el-Hadj-bou-Hafs ;
    2 Sid El-Hadj-ed-Din, enterr El-Arba ; ses descendants sont fort dissmins ;
    3 Sid El-Hadj-Brahim, enterr Moghar-Tahtani et dont les descendants vivent au Maroc et chez les Beni-Guil ;
    4Sid El-Madani, dont les descendants sont aux environs dEl-Biar, entre les Oulbassa et les Ouled-Khalfa.
    (1) Parmi lesquels Si Hazeghem, Si Bou-en-Nouar et Si Mohammed,
    dont les descendants sont tablis au Tidikelt, Feguiguira et au sud
    dInsalah.
    (04)
    branche ane, et peut-tre aussi pouss par un sentiment
    dquit vis--vis deux, remit le commandement et la direction spirituelle des Ouled-Sidi-Cheikh son cousin, Sid El-Hadj-ed-Din-ben-el-Hadj-bou-Hais ; puis il partit pour lOrient et mourut, dit-on, dans la ville du Caire.
    Sid El-Hadj-ed-Din a sa koubba au ksar qui porte son
    nom, au sud de Brezina ; on croit cependant que ses cendres reposent rellement au Gourara.
    Son fils, Si Ben-ed-Din, devenu chef de la tribu et de la
    zaoua de Sidi-Cheikh, ne tarda pas acqurir une trs grande rputation de justice et de saintet. Ce fut lui qui fit construire Chellala, Arba, El-Abiod, Sid-el-Hadj-ed-Din, toutes les coupoles qui recouvrent les tombes de ses anctres. Ce fut lui aussi qui fonda le second ksar dEl-Abiod, qui, bti lest de la koubba de Sidi Cheikh, prit le nom de ksar Chergui, tandis que lancien ksar, situ louest de cette mme koubba, fut,ds lors, dsign sous le nom de ksar Rerbi(1).
    Si Ben-ed-Din sinstalla dans le nouveau ksar, avec tous
    les descendants de Si El-Hadj-bou-Hafs, et un certain nombre de familles collatrales, issues des autres fi ls de Sidi Cheikh.


    (1) Il y a cinq ksour au lieu dit El-Abiod-Ouled-Sidi-Cheikh : 1 le
    ksar Rerbi ; 2 le ksar Chergui (dont il vient dtre parl) ; 3 le ksar des
    Rahmana, qui ne compte plus que trois ou quatre maisons et qui avait t bti par Si Ben-Abd-er-Rahman, fi ls du Grand Sidi Cheikh ; 4 le ksar des Ouled-Sidi-el-Hadj-Ahmed, fond vers la fi n du XVIIIe sicle, par Si Maamar-ben-Djilali et Sid El-Hadj-Cheikh-ben-Youcef ; 5 le ksar des Ouled-Sidi-bou-Doua, fond au commencement de ce sicle par Si Bou-Beker-el-Mazouzi et Si Ben-Zian-el-Mazouzi. Lemplacement de ces ksour, et ceux des tombeaux des divers chefs de branches des Bekerya ou Ouled-Sidi-Cheikh, aussi bien que le dtail des Rfara perus par cette famille, dmontrent premptoirement combien, lors du trait de 1845 avec le Maroc, nous nous sommes laisss duper par lesIndignes. En ralit, les Ouled-Sidi-Cheikh, dits Reraba, ne sont pas plusMarocains que les Cheraga, et lhistoire, daccord avec la gographie, affirme nos droits sur Figuig, le Gourara, le Touat et le Tidikelt.
    ______________________________________________
    (05)
    Il y transporta galement la zaoua de son anctre.
    En mourant, Si Ben-Eddin avait laiss la direction des
    Ouled-Sidi-Cheikh son fils, Si El-Arbi ; mais celui-ci ne
    garda pas longtemps la plnitude des attributions seigneuriales et religieuses de ses prdcesseurs.
    A lpoque o nous sommes arrivs (seconde moiti du
    XVIIIe sicle), la koubba du Grand Sidi Cheikh attirait de
    nombreux visiteurs, et les offrandes des plerins constituaient de trs gros revenus. Ces revenus taient encaisss par le chef unique des Ouled-Sidi-Cheikh, cest--dire par le reprsentant de la branche issue dEl Hadj-bou-Hafs. De l une jalousie trs grande chez les descendants de Si El-Hadj-Abd-el-Hakem, qui rclamrent leur part de revenus, allguant les droits que leur avaient crs la direction de la zaoua, la suprmatie momentans de Si El-Hadj-Abd-el-Hakem et le renoncement volontaire du fils de celui-ci en faveur de Sid El-Hadj-ed-Din.
    Nayant pu faire admettre ces prtentions, le reprsentant
    (06)
    des Ouled-Abd-el-Hakem, Si Sliman-ben-Kaddour, g
    de 19 ans, rsolut de trancher le diffrend par les armes. Il
    gagna sa cause les Hamyan et marcha, leur tte, contre les Ouled-el-Hadj-bou-Hafs, dont il razza les troupeaux sur loued Seggour.
    Si El-Arbi rpondit par une autre razzia faite sur loued
    Rerbi.
    Ces deux coups de main furent le point de dpart de la
    grande scission qui, dsormais, allait sparer les Ouled-Sidi-Cheikh en deux groupes, en deux soff, jamais irrconciliables:
    Les Cheragas (ou partisans des Ouled-bou-Hafs), habitants du ksar Chergui, et les Rerabas (ou partisans des Ouled-Abd-el-Hakem), habitants du ksar Rerbi.
    Aprs une srie de combats indcis, mais dans lesquels
    lavantage resta finalement aux Ouled-Sid-el-Hadj-Abd-el-
    Hakem (ou Reraba), Si El-Arbi dut leur cder la moiti des revenus de la zaoua de Sidi Cheikh. Si Sliman-ben-Kaddour fonda alors, dans le ksar Rerbi, la zaoua de Sid El-Hadj-Abd-el-Hakem.
    Cet arrangement fut de courte dure, les Cheraga (ou
    Ouled-bou-Hafs) regrettaient la concession faite, et se prtendaient lss par la construction de la zaoua de Sid El-Hadj-Abd-el-Hakem. De l de nouveaux conflits, de nouvelles luttes entre les deux branches rivales, et la cration dune troisime zaoua, spcialement consacre Si El-Hadj-bou-Hafs.
    Aprs bien des difficults, on finit cependant par sentendre,en 1766 de J.-C. (1179-1180 de lH.). Il fut alors convenu que les offrandes et les dons seraient diviss en trois parts gales :
    a) lune pour la zaoua principale de Sidi Cheikh(entretien de la koubba, hbergement des htes, etc.) ;
    (07)
    b)la seconde pour la zaoua Cherguia ; la troisime pour la zaoua Rerbia. En ralit, la zaoua de Sidi Cheikh tant reste dans le ksar Chergui, les Cheraga eurent deux parts et les Reraba une seule. Ce mode de partage est toujours en vigueur.
    A partir de cette poque, lhistoire des Ouled-Sidi-
    Cheikh nest plus que le rcit des rivalits politiques et des
    comptitions dintrts qui divisent les deux branches ennemies et les arment, chaque instant, lune contre lautre.Au milieu de ces luttes fratricides, il nest plus question des paisibles doctrines de renoncement et de mysticisme que professait le moqaddem des Chadelya. Des vertus religieuses et sociales du Grand Sidi Cheikh, il ne reste que le souvenir et les lgendes hagiographiques ; mais cela suffit pour permettre aux descendants du Saint dEl-Abiod de porter le titre de marabouts et dexploiter, au mieux de leurs intrts temporels, la vnration attache au nom de leur anctre.
    Cest de cette exploitation que vivent exclusivement les
    principaux personnages des familles dEl-Hadj-bou-Hafs et dEl-Hadj-Abd-el-Hakem, qui sont restes les deux branches seigneuriales des Ouled-Sidi-Cheikh, et qui ont continu percevoir, plus ou moins rgulirement, les ziara et les refar(1) de la plupart des tribus vassales de leurs anctres.
    Quand cette ressource vient leur manquer, les marabouts lancent ou conduisent eux-mmes des razzou(2) sur les non-payants, et ils se font hardiment coupeurs de route.
    Mais, comme ils le font avec une grande bravoure, cela ne
    les dconsidre pas autant quon pourrait le croire aux yeux des Sahariens, et, malgr leur arrogance ou leurs
    (08)
    exactions,ils conservent toujours le prestige attach leur origine maraboutique.
    Cependant, ces procds violents leur ont alin laffection de nombreux groupes, appartenant surtout aux branches collatrales de leur propre famille.
    Cest ainsi que, depuis 1766, plusieurs chefs de tentes,
    dsireux de continuer en paix les pratiques religieuses prconises ou institues par le Grand Sidi Cheikh, ont quitt El-Abiod et sont venus sinstaller sur plusieurs points du Tell de la province dOran, o leurs descendants, de nomades quils taient, sont devenus sdentaires.
    Les principales localits o on les retrouve aujourdhui,
    sont : les Ouled-Mimoun et Beni-Smiel (de Lamoricire),
    les Ouled-Belagh (de Daya), les Ouled-Zar et Ouled-Khalfa(dAn-Temouchent), les Laghouat des Douair (dOran), les Oulhassa (de Remchi) et les Beni-Snouss (de Marnia).
    __________________________________________________________

    (1) La ziara est loffrande volontaire et facultative ; le refar est, au
    contraire, la redevance fi xe que les seigneurs religieux peroivent sur leurs vassaux. Cest ordinairement chez les Ouled-Sidi-Cheikh une brebis suite par tente et par an. Certaines tribus doivent cependant une chamelle par tente, dautres un sac de grains ou de dattes. (Voir plus loin, mme chapitre)
    (2) Le razzou est la bande ou la troupe lgre qui opre des coups de
    mains ou razzia. Moins nombreux, le rezzou nest plus quun djich, mot qui, en ralit, signifi e arme, mais qui, dans le Sahara algrien, est employ avec le sens de petite troupe de brigands
    __________________________________________________________

    (09)
    Les chefs de ces familles, ainsi spars des branches
    seigneuriales ou sahariennes, se sont alors rigs en reprsentants de lordre des Ouled-Sidi-Cheikh ; ils donnent laffiliation religieuse aux gens de la contre, qui sont devenus leurs khouans, ou mieux leurs serviteurs religieux, et qui leur remettent les offrandes pieuses, ou ziara, que jadis ils allaient porter El-Abiod-Sidi-Cheikh.
    Mais ces familles telliennes nont leur tte aucune individualit marquante, aucun lien ne les runit, chacune delles se dirige son gr et cherche accaparer son profi t le plus de ziara possible. Toutes, sans exception, sont trs pauvres, et obliges de vivre du travail de leurs mains, leur prestige est peu considrable et les ziara ne suffi sent pas assurer leur subsistance.
    Cependant, comme, en leur qualit de descendants
    authentiques du Grand Saint dEl-Abiod, ces moqaddem
    jouissent du privilge davoir toujours leurs prires exauces par le Tout-Puissant, les ziara ne leur font jamais absolument dfaut : ceux qui les donnent esprant bien que leurs pieuses offrandes ne resteront pas sans rcompense.
    Il est utile, ce propos, de faire connatre la petite crmonie qui accompagne, presque toujours, la remise de ces ziara chez les Ouled-Sidi-Cheikh du Tell :
    Le fidle, aprs avoir dpos son offrande, rcite, avec
    le moqaddem, totalit ou partie du dikr chadelien qui lui a
    t enseign. Puis, le cheikh lui prend les mains, et le visiteur formule ses voeux temporels qui, le plus souvent, sont les suivants :
    O mon Dieu, donnez-moi une bonne rcolte !...
    O mon Dieu, ne me donnez que des enfants mles !... O mon Dieu, faites que mes bestiaux ne produisent que des femelles
    (10)
    !... Mon Dieu, donnez-moi la sant, etc. Chacun de ces
    voeux nest pas plus tt nonc, quil est aussitt rpt gravement par le cheikh qui murmure avec onction : O mon Dieu,
    donnez-lui une bonne rcolte O mon Dieu, ne lui donnez que des enfants mles !... etc.
    Le rle religieux de ces Ouled-Sidi-Cheikh du Tell est,
    on le voit, bien effac ; quant leur rle politique, il est nul. Si quelques individualits vont parfois en plerinage El-Abiod,ou visitent quelques membres des branches sahariennes, cela ne tire pas consquence : une fois fi xs au sol, les Indignes ne retournent plus la vie nomade, et nous navons pas craindre de voir cesser la scission qui existe entre les Ouled-Sidi-Cheikh du Tell et ceux du Sahara.
    Notons encore ce fait curieux qualors que, dans le Tell,
    des gens trangers la famille prennent le chapelet des Cheikhya et se dclarent leurs serviteurs religieux ; dans le Sud, des groupes entiers ou des individus de la famille des Ouled-Sidi-Cheikh se font affilier dautres ordres religieux,tels que : les Sahelya, Derqaoua, Qadrya et Tabya.
    Lancien agha de Gryville, Sliman-ben-Kaddour, chef des Ouled-Sidi-Cheikh-Reraba, qui vient de mourir, tait Tabi et, comme tel, relevait spirituellement du cherif dOuazzan, Sid Abd-es-Selem, grand-matre des Tabyn. Ce dernier point explique lintervention officieuse de Sid Abd-es-Selem, en diverses circonstances intressant Si Sliman.
    Quant laffiliation dun grand nombre dOuled-Sidi-
    Cheikh lordre des Qadrya, elle sexplique par le fait que
    nous avons signal plus haut, lexistence ancienne, El-
    Abiod, dun descendant de Sid Abd-el-Qader-el-Djilani,
    (11)
    Si-Bou-Tkil, qui, avant Sidi Cheikh, reprsentait, dans toute la rgion au sud de Gryville, linfluence religieuse dominante.
    Ltude des attaches ou servitudes religieuses chez les
    Ouled-Sidi-Cheikh est, du reste, une question des plus complexes et pour laquelle il serait difficile de poser des rgles gnrales ou absolues, car, dans une mme fraction, il y a souvent des tendances fort divergentes.
    Ces tendances se multiplient selon les temps, selon les
    personnalits dirigeantes, selon les circonstances politiques,et meme selon les circonstances atmosphriques.En effet dans les tribus nomades et pastorales, ce qui prime toutes les autres considrations sociales, cest la ncessit dassurer la vie et la prosprit de la famille, en garantissant la subsistance des troupeaux et la libert des changes commerciaux.
    Pour se concilier la bienveillance du matre temporel
    dune rgion, et pour sattirer les bndictions du saint,
    patron dun pays o ils ont leurs intrts, les nomades nhsitent pas se faire les serviteurs, politiques ou religieux, de ceux dont ils croient avoir besoin. De l cet enchevtrement de dvotions particulires tel ou tel Saint, en superftation ou en contradiction avec telles ou telles attaches religieuses dj existantes.
    Pour bien montrer quelle est cette situation, et pour donner aussi une ide des charges extra-lgales que lignorance, la routine et la superstition imposent des malheureux qui nosent ni ne veulent sen affranchir, nous allons donner lexpos dtaill des redevances religieuses de toute nature, que payaient, en 1856, les tribus du cercle de Gryville infodes aux Ouled-Sidi-Cheikh, alors que ces derniers taient lapoge de leur puissance(1).
    Ces dtails, quoiquun peu longs, ne sont pas sans intrt,
    (1) Inutile de dire quaujourdhui (1884), il ne reste officiellement
    aucune trace de ces redevances dont le gouvernement franais na jamais, aucune poque, reconnu la lgitimit. Mais cependant il ne faut pas non plus croire quelles ont entirement disparu. Bon nombre dindignes se font encore un cas de conscience de les payer spontanment aux intresss, beaucoup dautres aussi, tout en dsirant sen affranchir, nusent pas les refuser quand elles leur sont directement demandes par les descendants de Sidi Cheikh, encore bien quils aient t souvent prvenus que la protection des autorits franaises couvre, toujours, ceux dentre eux qui veulent se soustraire ces obligations religieuses extra-lgales.
    ______________________________________________
    (12)
    car, bien quils se rapportent une poque dj ancienne et que beaucoup de ces redevances aient cess dtre perues,il y a, dans cette numration, des prcdents utiles connatre.
    Notons dabord que, tous les ans, les chefs des branches
    seigneuriales des Ouled-Cheikh font eux-mmes loffrande dun tapis, dun chameau et dune ngresse la zaoua marocaine de Sid Abd-er-Rahman-es-Saheli, et cela, en souvenir dun cadeau de mme valeur fait jadis leur anctre.

    Ps : tude sur lIslam en Algrie (louis rinn)



    Si-Eddine (petit fils de Sidi Hamza ben Boubacar Laghouat)

    Vers le milieu de dcembre 1872, vint Laghouat,
    pour renouer des relations avec nous, un des chefs des
    Oulad-Sidi-Cheikh, grande tribu de marabouts qui a
    pour vassaux presque tous les nomades du Sahara algrien.
    A la suite de lassassinat du colonel Beauprtre, en
    avril 1864, les Oulad-Sidi-Cheikh , pendant de longues
    annes nos serviteurs dvous, levrent ltendard de la
    rvolte. Depuis, bien souvent des ngociations ont t
    tentes sans succs pour les ramener dans le giron de la
    France.
    Lon ne saurait simaginer, moins den avoir t
    tmoin; le respect et lamour dont les indignes du Sahara
    entourent les membres de cette tribu ; lorsque lon
    sut Laghouat que lun des descendants de Sidi-Hamza
    allait arriver, ce fut parmi les musulmans un remue-mnage
    gnral ; ils ne sortaient plus que revtus de leurs
    plus beaux habits ; dans chaque maison lon prparait de
    riches cadeaux.
    Je fus voir lenvoy des Oulad-Sidi-Cheikh ds son
    arrive. Sidi-Eddin avait dj entendu parler de moi,
    comme dun franais se prparant un grand voyage
    dans lintrieur. Il tait log chez un de mes voisins, Si-
    Toumi, officier indigne de spahis ; il attendait ma visite
    et me fit, lorsque je me prsentai chez lui, laccueil le
    plus aimable.
    Je le trouvai dans un petit salon, assis sur un fauteuil
    la Voltaire de velours rouge ; il est tout jeune, vingt ans
    au plus, trs-grand, trs-maigre, vtu tout en laine, ainsi
    que cela convient un marabout ; mais ses guenadeurs,
    ses haks, ses burnous sont dune fi nesse et dune blancheur
    non pareille ; il a le type arabe trs-pur, le teint

    mat et blanc, de grands yeux couleur tabac dEspagne
    dune expression mlancolique et maladive ; de longs,
    cils noirs ombrageant son regard, ses sourcils sont pais
    et bien dessins ; son nez, qui ne forme quune, ligne
    avec le front, est trs rgulier ; il a une bouche petite,
    meuble de dents dune clatante blancheur, le menton
    allong et le visage ovale ; sa barbe, claire, voire, trs-frise,
    se spare naturellement en fourche au menton ; tout
    lensemble de sa tte rappelle celle de certains Christs
    des anciens matres italiens, ressemblance qui tait encore
    augmente par la corde, en poil de chameau, ngligemment
    enroule, qui lui sert de turban, et qui de, loin
    simule une couronne dpine,
    Sidi-Eddin tait entour dune douzaine de serviteurs,
    et chaque instant un quecouri ou un arabe entrait,
    baisait le bas du vtement du marabout, son paule, sa
    cuisse ou sa main, et se retirait en silence, comme il tait
    venu, mais non sans avoir dpos son offrande dans une
    couffe place sous le fauteuil de Sidi-Eddin et qui, plusieurs
    fois par jour, tait remplie. Pendant quon le baisait
    ou rebaisait, ni plus ni moins quune chsse, nous
    causions, Sidi-Eddin et moi ; conversation peu intressante,
    car elle se bornait, ainsi le veut lusage, lchange
    de compliments et de phrases banales, qui reviennent
    sans cesse et toujours les mmes, au cours dune visite
    arabe.
    Ps :Algrie,Mzab,Tidikelt (Paul soleillet)
        





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    : 4860
    : 25/05/2008

    : : LES SEIGNEURS DU SAHARA    28 2013 - 11:02

    Merci Moulay El Bahri.
    Je vous rappelle ci-dessous le lien pour faire de telles publications
    http://sidicheikh.sosblog.fr
        
    moulay el bahri



    : 9
    : 1133
    : 30/11/2013

    : : LES SEIGNEURS DU SAHARA    28 2013 - 11:18

    merci pour le renseignement,mais je n'arrive pas y accder , c'est adf.ly qui est affiche sans plus et le message indique que le blog n'existe plus ,alors je ne comprend pas votre orientation vers ce blog
        





    : 1803
    : 4860
    : 25/05/2008

    : : LES SEIGNEURS DU SAHARA    28 2013 - 20:39

    Dsol moulay el bahri; il semble effectivement qu'un problme est intervenu depuis pas longtemps, avec
    l'espoir que l'administrateur se chargera de le rgler.
    Voil ce que j'ai relev en y allant

    Ce blog sidicheikh.sosblog.fr n'existe pas ou plus.

    Veuillez vrifier l'adresse que vous avez saisi : sidicheikh.sosblog.fr, et essayer une nouvelle fois en
    cas d'erreur de frappe. Il est possible que l'administrateur de ce blog ait choisi de le supprimer
    .
        
     
    LES SEIGNEURS DU SAHARA
              
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