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    : 25/05/2008

    :     14 2008 - 13:39

    En route pour Figuig
    Le matin ctait la mme chose quauparavant. Jai rgl ma facture, fait ma valise et 10h jtais bien install dans lautocar. Ce dernier allait parcourir 376 kh avant darriver Figuig. Je me sentais en forme physiquement pour supporter ce voyage en plein dsert. Ds la sortie de la ville, travers les vitres de lautocar, je voyais dfiler devant moi la nature des lieux. Je savais que ctait un long trajet quoi que trs joli contempler, des panoramas beaux voir. Tout au long de la route de vastes contres dsertiques stendaient perte de vue. Un moment donn on a cru la tempte de sable. Aprs la halte dAin Beni mathar, lescale suivante fut Tandrara. Bien que ce soit une route que javais dj faite, mes dcouvertes furent normes et longues dnombrer. A Bouarfa, sige de la Province de Figuig, lautocar vira compltement gauche, vers lAlgrie.
    Il tait alors sorti de laxe routier et se dirigeait vers son terminus. En effet Figuig est non seulement retir mais cest la fin de la route, limite par la frontire qui est, comme on le sait, hermtique depuis des annes dj. Mon attention a t attire par les chaines de monts en succession des deux cts de la route qui avaient lair de dfendre des alas de la nature, la zone quils bordent et couvrent. Selon moi, ces monts sont des obstacles aux vents violents de toutes les saisons. Lautocar roulait sur une chausse qui allonge de loin ou de prs, selon les endroits, ces mystrieux monts. Des fois loued venait tenir compagnie lautocar. Le trac de la route et le dessein de la rivire mont sembl parallles. On dirait quils se saluent mutuellement. Ce qui ne les empche pas de se mfier et mme de se battre en se croisant. Jai constat en effet que lOued nhsitait pas endommager la chausse. Lexistence de pturages, tantt tout prs de la route, tantt plus loin, preuve lexistence de vie, tait pour moi un plus pour cet excellent dcor. A vrai dire, le voyageur que jtais ne sennuyait pas du tout. Mon imagination faisait que je ne ressentais pas le regret de faire ce dplacement, bien au contraire. Voila que au bout de ce dsert, apparat de loin une grande et riche palmeraie. Ctait coup sr Figuig.
    Dj lentre, je navais pas du tout limpression que je me trouvais dans un centre urbain. Le visiteur ne remarque pas de constructions tages. Rien ne me montrait que les gens que je voyais sont des citadins. Le long de la mme route, devenue troite et transforme en rue assez longue, est implant ses deux cts, de boutiques et magasins dun genre trs traditionnel. Je nai pas vu de taxis ni petit ni grand et pas dautobus non plus. Au premier arrt, on maborda pour me proposer un bain de sable. Avant de terminer sa course, par une descente qui le conduisait certainement au bout de son trajet, lautocar avait embarqu, en plus des personnes qui avaient fait le voyage avec moi, des gens qui lattendaient et certainement pour regagner leur domicile. Un peu plus loin de lendroit o jai remarqu au passage les btiments administratifs, je pensai que ctait le cur de loasis ; lautocar me dposa lentre de mon htel ; il tait 16 h 30.
    A lhtel, la chambre tait tout--fait ce quil me fallait. Jtais alors parti pour trois nuits. Javais vite dball mes affaires et sans me reposer, je ressortais pour la reconnaissance des lieux. Dj de la terrasse de lhtel, situ sur une hauteur dominant la palmeraie den bas, je me rendis compte que Figuig est une oasis qui a un haut et un bas. Elle est dans un cirque montagneux du haut Atlas oriental. La puissante chane anticlinale de Grouz et El-Hamer. De ce balcon, je vis que les monts se succdent vers lAlgrie. A lil nu, les postes de frontire, pas trs loin dailleurs, mtaient visibles, implants au col de Znaga et entre les sommets des monts den face.
    En sortant, je reprenais la route quavait emprunte mon autocar. Aprs une petite marche pieds, je me trouvais dans ce quon appelle ici le village qui comprend le centre administratif et la rue commerante. Le milieu est dot dun jardin public qui tait dsert. Il y a bien un club mais personne ny tait. Une cabine tlphonique qui marchait bien me permit de passer mes coups de fil. Jai dabord cherch sil y avait une librairie, et nai trouv quune sorte de kiosque tenue par une femme. Jai achet quelques cartes postales en souvenir de ce sjour. Ctait ainsi que cette journe, commence Oujda et finie Figuig, fut termine ; javais donc bien tenu le coup.
    Au matin dbuta la premire journe des deux jours passer tranquillement dans ce site du pays, tout, en jouissant de son climat trs saint et du bon accueil des ses habitants. Ces derniers, qui mont sembl fiers de leur culture ancestrale, se singularisent par leur gentillesse et leur politesse. Dous dun sens de lhospitalit, ils men ont fait preuve chacun de mes contacts avec eux. Mme si leur vie ne me sembla pas facile puisqu part lactivit paysanne et un petit commence trs limite aux changes locaux, rien ne me paraissait animer conomiquement loasis. Je nai pas remarqu lexistence des immigrs comme partout au Maroc. Il ny avait ni leur voiture ni leurs signes distinctifs.
    Jai quitt mon htel pour me rendre la Zaoua, situe trs loin, lautre extrmit de Figuig, ma-ton indiqu. Jai travers plusieurs faubourgs, appels ici Ksou (forteresse) ; javais notamment bord lextrieur de lenceinte du Ksar El-Maz. A ma droite, des prs et champs ou des ruines taient des lots de mon spectacle, chemin faisant, jusqu la traverse dun pont. A la monte, je voyais enfin le dme de la Kouba. Suite ma longue marche pieds, javais enfin atteint, aux premires heures de la journe, ce lieu que jai trouv simplement magique. Totalement isole, La Zaoua de Sidi Abdelkader Ben Mohamed dit Sid Cheikh, lanctre de ma tribu, est sur une colline au milieu dun terrain vague et caillouteux. A mon arrive, le Moqadem, un mal-entendant, qui stait tonn de ma venue pied, vint ma rencontre. Il me fit entrer lintrieur du sanctuaire. Jai pri deux Rakaate, comme il se doit. A lobserver, le temple na rien envier aux autres ; au milieu, il y a bien ce qui mindiquait quun cercueil y tait, bien conserv ; au plafond, la coupole me tmoigna du respect de larchitecture et du dcor de ce genre de monuments. Le Moqadem essaya de me donner bien des explications pour rectifier ce que javais imagin; voici lessentiel de ses dires: tout au dbut, Sidi Cheikh quAllah lait en sa misricorde et nous comble de sa baraka, tenait ce lieu comme un endroit pour sadonner ses exercices de pit. Ctait donc son ancienne Khaloua (lieu de retraite). Il lavait nomm Assahlia, alors que son vrai nom est Ajdar. Avant ctait un cimetire, disparu maintenant. Lorsque Sidi Cheikh mourut en Algrie au 15 sicle, lun de ses disciples, sur son testament, y fit un Tabarrouk, cest--dire une tombe de souvenir pour la bndiction. Ensuite, le Cheikh Sidi Bouamama y construisit, au dbut du sicle dernier, ce mausole, devenu Mazar, lieu de plerinage. Seule une personne est enterre ici. Il sagit du dfunt Sidi Tayeb Ben Cheikh. Depuis lors la Kouba, ddie Sidi Abdelkader Ben Mohamed, a toujours jou son rle spirituel, grce lassociation cre cet effet. On a, de tout temps, tent dorganiser le rassemblement des Oulad Sid Cheikh du Maroc. Mais les moyens nous ont toujours fait dfaut.
    A ma question de savoir sil y a une documentation consulter, il me rpondit qu part El Yacouta, seules les recherches Internet permettent de disposer dune documentation assez riche en la matire.
    En voulant le saluer pour le quitter, il tenait ce que je restasse pour le djeuner. Ce que jai dclin poliment. Jai alors repris mon chemin, avec lespoir que ce plerinage me soit intrieurement profitable. Combien fut ma surprise de tomber sur une rue allant du dbut des constructions jusquau village. Laquelle rue porte le nom de Sidi Abdelkader Ben Mohamed, donc Sidi Cheikh, lanctre de ma tribu ; la moiti de ce chemin, dans la mme rue, il a une mosque toute neuve, portant le nom dAboubekr Esseddiq, lanctre de lanctre. Ces deux dcouvertes mont donn limpression que les Oulad Sid Cheikh sont bien considrs Figuig. En tous les cas, ils font partie de lhistoire de cette oasis. Javais, en marchant toujours, dpass les deux Ksour El-Hammaam Foukani et Tahtani, non sans remarquer des marabouts partout; le visiteur ne peut sempcher de conclure que ces saints hommes, si nombreux Figuig, avaient certainement laiss trace dans la mmoire collective. Soudainement, je me retrouvais au dbut de la rue commerante.
    Un peu plus bas que le Ksar Oulad Slimane, jai rencontre le trsorier de lassociation ; cest un des commerants de cette voie ; son bon accueil me permit de me prsenter lui ; il voulut aussi minviter ; mais je lui ai fait comprendre le but de ma visite, savoir le recueillement sur tous les lieux et endroits propres Oulad Sid Cheikh. Ma consultation avait pour but davoir la confirmation comme quoi lun des fils de mon anctre Sidi Abdelkrime ben Sidi Haj Abdelhakem est bien enterr Figuig. Il ne ma pas sembl en mesure de mindiquer quoique ce soit, puisquil ma renvoy lImam dune Mosque du ksar Laabidate, ct. Avant de le quitter, je lai inform du message que javais, par hasard, reu de la cit voisine Beni-Ounif. Ctais ainsi que jai termin mon long dtour du ct nord de Figuig
    A suivre
        





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    : 25/05/2008

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