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    : 4863
    : 25/05/2008

    :     3 2008 - 17:29

    Un saut dans la valle de lOurika
    Bien que pas tous chauds pour lide de faire un saut Ourika, je fais en sorte pour quelle soit daccepte. Tout en prenant les dispositions qui simposent, et notamment la rservation de lhtel pour nous hberger la premire nuit en pleine montagne, nous commenons notre voyage un peu tard dans la nuit, partir de Sidi Rahal, en direction de Berrechid, avant demprunter la route de Marrakech. Nous remarquons que la circulation cette heure est fluide, et nous roulons tranquillement jusquau moment o nous dcidons de nous arrter pour dner. Lendroit o nous faisons halte, une sorte daire de repos la marocaine, est anim mme la nuit, puisque les autocars sy arrtent le temps de permettre aux voyageurs de se restaurer tout en rcuprant, faire leurs besoins et surtout accomplir la prire l issue de laquelle ils implorent Allah de les pargner du risque des accidents de la route ; oh, combien nombreux au Maroc ! Nous mangeons notre faim, et nous reprenons la route, non sans oublier de rgler la note.
    A ce sujet, je dcide de tenir le compte, en me basant sur ladage qui dit : les bons comptes font les bons amis ; donc pour moi, il n y a rien dautre faire que la mthode fifty-fifty ; carnet et stylo la main, je note toutes les dpenses communes ; quelle soit insignifiantes ou importantes. Les autres, mme sils ne sont pas daccord avec moi, se soumettent cette rgle. Chemin faisant, nous discutons de tout et de rien ; les bornes kilomtriques semblent nous saluer notre passage, en nous indiquant la distance restant parcourir pour arriver Marrakech que nous ceinturons, la minuit largement passe.
    Ce nest qu 2h30 du matin que nous arrivons Aghbalou, o se trouve lhtel, situ en pleine valle, au tout premier contrefort du Haut Atlas ; il sagit de lAmnougour ; un nom berbre qui signifie : on se rencontre. Le veilleur de nuit, rveill de son sommeil, nous fait entrer par la porte de service, et nous laisse choisir les chambres qui nous conviennent. tout de suite aprs, chacun de nous na que lenvie de dormir ; c est ainsi que sachve cette premire tape de notre voyage.
    Je me rveille le premier, et de bonne heure quand mme ; je fais ma toilette y compris mes ablutions pour la premire prire de la journe. Le ventre creux ne me permet pas dattendre louverture du caf de lhtel, je me mets quelque chose sous la dent en puisant sur les provisions. Je profite du moment pour faire le tour des lieux, en en visitant tous les coins ; je remonte les escaliers jusqu lentre o il ny a encore personne, passant par la terrasse do on peut admirer un beau paysage dune verdure luxuriante. A premire vue, lendroit est sublime, et lhtel est difi sur le versant de droite de la valle de laquelle il semble perch. La fracheur matinale dgageant un vent trs doux qui fait lgrement remuer les hautes feuilles darbres do part un petit bruit qui se mlange avec celui de la rivire haute et des ruisseaux qui mnent leau aux champs, font fonction dorchestre pour jouer la musique de la nature.
    Mon tour de reconnaissance fini, je retourne la chambre ; mon passage, je jette un coin dil sur les salons, et je tombe sur la petite piscine qui est vide en ce moment. Je laisse entendre la phrase que lair pur de la montagne est important le matin pour le bien quil apporte notre corps. Je tiens ce que ce monde qui maccompagne se rveille en bonne humeur pour que la journe dbute bien et se passe trs bien. Aprs avoir lassurance quon quitte le lit pour la toilette, je leur laisse le temps de se prparer, et vais prendre un verre de lait chaud dans le petit bar qui est maintenant ouvert. Avant de quitter les employs de ltablissement, en plein nettoyage, on prend des photos souvenirs.
    On va tout droit jusqu Oulms o nous prenons notre vrai petit-djeuner trs copieux, tout ce qui y a de la cuisine locale. Qui aime les produits artisanaux visite les petits commerces ouverts pour les touristes ; on marchande avant de procder ses petits achats, sachant que larnaque, comme par tout, ne manque pas. Le temps passe vite et lambiance incite y demeurer par le fait quon y participe. Donc, cest difficilement pour moi de rappeler quon doit poursuivre notre route.
    Nous nous lanons tout en admirant ce que nous voyons devant nous sur cette route, avec ses tournants et virages dangereux, jusqu Setti Fatma, 1500 mtre daltitude, au fond de la valle qui se termine par une bifurcation. Cest le point de dpart pour des randonnes en montagne. Ce lieu magique porte le nom dune sainte, venue dEgypte, et qui a son tombeau au pied de la falaise. Nous remarquons aisment lhabitant, plein dardeur, dynamique et actif ; il est typiquement marocain, montagnard et berbre ; il tient exercer pleinement son rle de gardien des lieux, serviteur des visiteurs. On se rend galement compte de la prsence massive des derniers estivants, forms surtout des petites gens, venues pour leurs loisirs, en respect de la coutume et les croyances de tous les genres.
    Notre premier problme est de trouver un htel pour nous installer, et pour dormir la nuit. Cette localit est pleine des petits htels non classs, prendre ou lasser ; ce qui fait que le choix en est forcment mauvais; dans ces conditions, on a beaucoup de peine trouver quelque chose de propre. Il est midi pass lorsque que je tombe, par hasard, sur un htel neuf et loin du bruit du public ; nous y rservons nos chambres ; ce quon appelle couramment des doubles, deux lits individuels. Il me reste daller prier la mosque, aprs quoi on sinstalle dans un jardin amnag en restaurant maure pour se servir manger, et dans la bonne humeur puisque jinvite tout le monde ne plus penser cette complication de logement Cest donc un tagine aux lgumes que nous mangeons, tellement nous avons une faim de loup. Comme on le sait, je ne me passe pas du dessert, pendant queux savourent ce repas par du th la menthe, trs bien fait, parai-il ? Sur ce, nous regagnons nos chambres lhtel pour nous reposer un bon moment.
    La sortie pied, aprs une petite sieste, est en fait une promenade travers ce petit bled o lanimation est permanente, mme si on est hors de la zone de couverture du rseau, donc coup du monde, et le portable ne sert plus rien. On reprend la visite de ce que lon ne peut appeler des petits bazars. On voit, examine la qualit des produits, discute un peu et garde pour nous tout commentaire ; le dialogue avec les teneurs de ces commerces permet tout de mme de comprendre leur mentalit et leur esprit de commerce, mais jamais leur vraie manire dexercer le commerce. Tout coup, cdant la tentation, nous dcidons de monter voir les cascades qui sont au nombre de sept ; laccs la premire ncessite une heure de marche, aller-retour. on contacte le bureau officiel des guides pour tre plus sr. Finalement nous nous adressons lassociation de dfense de lenvironnement dont lexistence mtonne et me parait une bonne chose, pour lendroit. Le guide avec lequel on se met daccord se prnomme Ali ; il parle parfaitement plusieurs langues, et premire vue, il parat de bonne famille ; il a lair gentil et trs courtois ce qui nous rassure.
    Avant dentamer l'ascension, cest une photo dos de chameau quon prend. Grimpant un premier dnivellement, nous dpassons des petites cavernes ou des semblants de grottes servant dabris de rafrachissement ; nous suivons un sentier battu, et traversons des petits bois o les vacanciers organisent, en journe, leurs pique-niques. Aprs une courte marche, on a derrire nous une jolie vue densemble de Setti Fatma ; un paysage o tout se mle et offre pour ltranger une reprsentation rduite du site. Nous poursuivons notre monte, et chaque endroit rocheux et glissant parce que mouill, le guide prend la prcaution de nous faire stopper pour essuyer nos chaussures. A vrai dire cest le moment le plus agrable de cette visite ; il est puisant certes en raison des efforts physiques quil ncessite pour atteindre le sommet non visible dun tage de la falaise, slevant comme une muraille, mais il procure une sensation de capacit accomplir limpossible : la marche est dune progression pas facile du tout. Mais, doucement, patiemment et srement, petit petit, on espre y parvenir ; mais il y a des endroits o on a lair de se bloquer. Le guide nous explique comment grer le problme ; il pousse les hsitants, et encourage les peureux. On croise les gens qui descendent en leur donnant la priorit de passer, tout en lisant sur leur visage des signe de joie.
    Aprs bien des peines, nous sommes en face de la dernire chute deau ; il sagit de la cascade qui choue forte pression sur une dizaine de mtres sous nos yeux, tout fait au niveau le plus bas du sommet. Lendroit, modestement amnag pour se tenir debout, retenir son souffle et bien respirer lair frais et intact de ce lieu culminant, doit tre glacial en hiver. La pause ce niveau permet dailleurs au guide Si Ali de fumer tranquillement sa cigarette. Evidemment de notre ct, on fait fonctionner lobjectif pour avoir des photos mmorables. Un instant scoule sans nous en apercevoir, et comme pour nous relancer, le guide, offrant une double assistance, assortie dexplications prparatoires du danger qui nous guette, nous invite passer l'tape la plus dlicate du parcours. En effet, on est au pied dun obstacle naturel : un caillou grand comme une pice, quil faut escalader, un par un, en alpiniste, que lont se tient bien, et cest le cas de mentionner.
    Je passe le premier, en faisant trs attention, et en respectant rigoureusement les instructions du guide qui me soutient, me supporte, et me tire vers le haut ; javoue que jai une peur bleue, mais ma crainte ne mempche pas de maccrocher ; heureusement que je ne tremble pas. Cest une opration qui ne manque pas de risque, et pourtant il est parfaitement possible de construire des marches sous forme de limaon en creusant le rocher. Pendant que jvolue, jentends les cris alarmants des autres ; personne napplaudit lorsque mon corps se balance au dessus de la plaque qui nest pas exactement une plate-forme. Cest un emplacement accidentel o, pour sy mettre, il faut sasseoir. De ce coin, on voit, une certaine distance, la seconde chute du bat du sommet. En ce qui concerne les autres, il faut monter plus haut, nous dit le guide, ajoutant quil est temps de descendre, avant la tombe de la nuit. Pour ce faire, nous suivons, de lautre ct de la pente, le chemin trac par les chvres, en gravissant, pour aller au pturage, et en glissant, pour rejoindre le village ; cest une voie dconseille en monte pour viter le mal de genoux.
    Donc, la descente, qui a aussi son charme, ne se fait pas aussi facilement que lon pense ; elle a aussi ses embches, et le risque de glisser est multiple ; il y a des points o on marche quatre pattes ; pour le reste une sorte de canne est indispensable afin de garder son quilibre. Enfin, tout en tant en tte du peloton, mais trs bien surveill par le guide, et sentant ltonnement des autres, je dmontre, par de bons gestes, que je nai pas de problme particulier ; comme eux, jusqu la fin du circuit, jessaye de ne pas tomber, surtout quil commence faire noir, le risque tant de ne pas distinguer o on met le pied. Les minutes passent, et notre descente approche sa fin. Durant tout le trajet le guide, tantt, nous raconte lhistoire de sa vie, parfois, nous propose une randonne pour la prochaine fois, montrant son dvouement au mtier. En bon conseiller, il signale des gravures voir lOuka, donnant un plan dorientation. Enfin, nous parvenons un niveau do jaillissent les premires lumires. On se faufile entre arbres et btisses jusqu une sorte de refuge o si Ali appelle une jeune femme suissette qui vit ici depuis un bon moment, et qui a lair de saccommoder ; lentendre discuter, elle ne semble pas avoir le mal de son pays.
    Voil, lexprience est formidable ; nous en sommes tous merveills ; ce que nous venons de vivre est une aventure ; elle doit rester grave dans notre mmoire. En tous les cas cest un bon exercice physique, et un entranement exceptionnel. Par politesse, nous invitons notre guide prendre un th ; ce quil accepte volontiers ; ensuite, nous dnons rapidement, et nous nous pressons aller vite dormir pour rcuprer ; je rappelle que pour bien profiter de la journe de demain, il importe de ne pas faire la grce matine. Naturellement, je suis le premier tre debout ; je fais ma toilette, ma prire, et je sors dehors ; faute de trouver un caf ouvert pour boire un verre de lait chaud, je fais la marche matinale, question dexplorer les parages. Lors de mon inspection, je dcouvre que lhtel voisin a une jolie terrasse o on peut agrablement prendre le petit djeuner. A mon retour, les autres se lvent. Je constate quon est de bonne humeur ; donc tout va bien. On va prendre un petit djeuner trs copieux. Le guide nous cherche pour nous remettre un papier retraant les endroits o il y a des gravures. Ce sont, semble-il, des desseins dats de plusieurs sicles, faits par des bergers sur de la roche.
    Nous repartons par la mme route avec un dtour vers la station de ski, une autre tape de ce saut rapide. En arrivant, on sarrte pour voir ces fameuses gravures paritales quon a de la peine trouver, si ce nest le gardien de la barrire qui nous les montre. On va ensuite au club alpin dont la grante ne me semble pas trs accueillante ; mme si elle accepte de nous emmener voir lune des gravures derrire ltablissement quelle tient. Faute de temps, nous ne sommes pas monts en haut afin dadmirer de loin la plus grande montagne du Haut Atlas, le djebel Toubkal. Comme cest dj midi, nous nous mettons table en plein air, et nous mangeons un tagine savamment et proprement mijot par une cafetire du coin.
    Nous rebroussons chemin, en mettant notre cap sur Marrakech o on pense faire des achats, et notamment une couverture tisse comme un tapis qui provient du pays berbre. En cour de route, on repre lartisan indiqu par un commerant ; avec ses compagnons, il confectionne des lanternes en tle. on en achte deux ajouter aux autres dhier. A Marrakech, je fais part de ma crainte de perdre beaucoup de temps si on doit faire les souks. Aprs une longue discussion, on opte pour la solution de renoncer lachat du tapis et prvoir un autre dplacement Ifrane via Khmisset o on peut trouver un produit de qualit un juste prix. Pour calmer le peu nos nerfs, la surprise de nous trouver dtente dans un ensemble o les gens viennent se rafrachir, et manger des galettes trs chaudes, puisque cuites sur place. Cela nous fait un grand plaisir et nous remet en forme pour continuer notre route jusqu notre point de dpart, Sidi Rahal o nous arrivons une heure convenable, de faon permettre tout un chacun de rentrer tranquillement chez lui et se prparer pour attaquer une autre semaine de besogne. Finalement je totalise les frais et dtermine la quote-part mise la charge de chacun. On estime bnfique ce petit voyage et jen suis ravi.
    Mohamed BELLAMAMMER
        
    hakkoum




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    : youtube.com
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    : 23/05/2008

    : :     4 2008 - 15:33

    merci infiniment cher cousin si belmaamar, vous souhaite la continuit inchallah .
        





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    : 25/05/2008

    : :     4 2008 - 18:12

    Pas de quoi! Je vous en prie. Tout l'honneur est pour moi
        
     
              
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